Open Data Day au Burkina : Quel est l’impact environnemental de l’industrie extractive ?

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A l’instar des quelques 300 autres événements organisés à travers le monde le 4 mars dernier, la communauté Open Data du Burkina Faso a célébré ce 11 mars 2017 la journée des données ouvertes. Cette année, la communauté plaide pour l’ouverture des données sur l’environnement et les industries extractives. D’où le thème « Open Data : Impact environnemental de l’industrie extractive ».

Le 4 mars 2017, le mouvement international des données ouvertes a célébré la Journée mondiale de l’Open Data. Au Burkina, ce 11 mars, l’initiative a drainé à Ouagadougou plusieurs personnes ayant différents profils pour s’informer, apprendre, échanger et partager des expériences autour des données extractives.

Pour Idriss T. Tinto, Membre de l’organisation Open Burkina, « Open Data Day a été initié par la « Open Knowledge International ». L’actuelle ministre des TIC, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, était présente lors de la toute 1re édition de cet évènement en 2013. Cette année, on a opté de travailler sur les données en rapport avec l’environnement ».

L’objectif, selon l’ingénieur en informatique, c’est d’aller vers l’élaboration d’un plan d’action afin de collecter des données pour ensuite les rendre accessibles et exploitables à tout le monde. Il s’agit aussi de pouvoir faire des collectes de données terrain pour pouvoir les comparer avec les études déjà réalisées.

Malick Lingani, le Co-organisateur de la Journée Open Data Day au Burkina, a expliqué que cette journée vise à identifier les données sur l’impact environnemental des mines aussi bien industrielles qu’artisanales au niveau du Burkina que l’on pourra mettre à la disposition du public sous forme de données ouvertes.

Photo de famille à l’issue des travaux.

« Un plan d’action sera établi aujourd’hui comme livrable à cet effet. La Communauté Open Data est également en train de travailler sur la mise en œuvre du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) au Burkina Faso. L’open Data au Burkina ne consiste pas seulement à ouvrir les données. L’initiative permet de travailler surtout à la réutilisation de ces données et aussi à leur impact social », a indiqué le Co-fondateur de l’association Béog-Nééré.

Forcément, foi du Responsable de l’Initiative Open Data Burkina (BODI), Abdoul Malick Tapsoba, les mines qui sont présentes au Burkina ont un impact direct notamment sur l’environnement. « Mais quelles sont les données qui le prouvent ? » S’interroge-t-il.

Selon lui, l’un des objectifs consiste d’abord à identifier ces données, les acteurs, et voir ce que l’on peut faire avec ces données. Il soutient que c’est une initiative qui rentre en droite ligne avec les objectifs du projet Open Data gouvernemental qui vise entre autres à faire de la transparence sur la gestion des affaires publiques.

Pour rappel, le Burkina Faso a rejoint le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert le 7 décembre 2016. Ce fut une fierté pour la Communauté Open Data. Et c’est le Ministre en charge des Reformes de l’Administration qui a été désigné pour conduire le PGO au Burkina.

Il faut également savoir que la communauté Open Data du Burkina Faso est composée de plusieurs structures dont Open Burkina, Open Knowledge (Open Knowledge foundation-OKFN), Burkina Open Data Initiative (BODI), Ouaga Lab, Association BEOG-NEERE, Geek Developer Network (GDN).

Les membres de cette Communauté se rassemblent très souvent pour partager des expériences, développer des applications, libérer et partager des données, créer des visualisations et publier des analyses utilisant des données ouvertes.

Noufou KINDO

Burkina 24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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