Lutte contre le terrorisme : le recours aux généraux Diendéré et Bassolé n’est pas envisagé

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Le ministre de la sécurité n’entend pas recourir aux généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé détenus à la Maison d’arrêt et de correction des armées pour venir à bout de la menace terroriste. Il l’a fait savoir ce vendredi lors de la remise de 200 motos pour répondre au besoin de mobilité des forces de police et de gendarmerie.

Des voix s’élèvent de plus en plus pour demander le recours aux officiers supérieurs que sont Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré pour contrer la menace terroriste. « Ceux qui pensent qu’il y a des gens en prison, qu’il faut aller voir pour savoir comment on peut lutter avec les djihadistes, se trompent », a rétorqué le ministre de la sécurité Simon Compaoré, qui affirme n’avoir « pas pété les plombs ».

A ceux qui posent la question « pourquoi le Burkina est attaqué ? » et au constat selon lequel « au temps de machin, il n’y avait pas d’attaques », le ministre leur demande d’écouter et de lire. Lui semble avoir découvert le  pourquoi au Mali voisin. « Si on n’était pas attaqué, c’est qu’il y avait des choses qui se faisaient. On est allé au Mali. On a vu des gens qu’ils ont arrêtés. Il y a des gens qui ont avoué avec qui ils travaillaient. Les deals qu’ils avaient conclus en disant, on n’attaque pas ici. Et s’il y a à bouffer, on bouffe ensemble », a déclaré Simon Compaoré.

Tirant une conclusion, après cette découverte, le ministre indique ne pas être prêt à dîner avec ceux qui s’attaquent aux positions des forces de défense et de sécurité de même qu’aux fonctionnaires. Entre lui et les terroristes, « c’est le combat ».

Si le pays est attaqué, c’est « parce que ceux  qui dinaient ensemble avec ceux qui attaquent ne sont plus là » mettant fin aux « deals », analyse le ministre de la sécurité.  Le ministre d’Etat a affirmé qu’elles (autorités actuelles) ne font pas de même avec ceux qui menacent l’intégrité territoriale. Ce qui lui fait dire que « c’est tout à fait normal qu’on soit attaqué ». Qu’à cela ne tienne. Il y a une démarche que le ministre de la sécurité n’est pas prêt d’adopter. « On n’ira nulle part. Dans aucune prison, on n’ira pour demander des conseils », a déclaré Simon Compaoré.

Le ministre, faisant référence à son âge, a déploré qu’il ne soit plus « suffisamment solide » pour aller porter main forte aux troupes déployées sur terrain. « Si on pouvait m’autoriser à porter la tenue, à faire une semaine dans le Sahel dans le Nord, je le ferai », a déclaré Simon Compaoré.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

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Il y a 3 commentaires

  1. Il est très important que les citoyens qui par des mots, des actions s’acharnent à saper le moral des Forces de Défense et de Sécurité(FDS), sachent qu’ils jouent un mauvais rôle. Le Burkina Faso n’est pas le seul pays qui est confronté aux problèmes du terrorisme devenu un phénomène mondial. Cependant, on constate que dans la plupart des pays confrontés au terrorisme, les citoyens ne jettent pas en pâture leurs agents de sécurité. Bien au contraire, ils les encouragent moralement à aller de l’avant dans la lutte contre les attaques terroristes. Le Burkina Faso est quasiment le seul pays où des citoyens prennent plaisir à fustiger les forces de défense et de sécurité en cas d’attaques terroristes et violent même le droit de retenue sur certaines questions militaires qui relèvent du secret d’Etat. Ce sont des comportements qui exposent les auteurs à des interpellations par les services de sécurité. Par conséquent, les citoyens burkinabè, patriotes engagés, sont exhortés à collaborer avec les forces de défense et de sécurité par des renseignements. Chaque citoyen doit comprendre qu’il est son propre premier agent de sécurité car, on saurait mettre un agent de sécurité derrière chaque personne. C’est avec la collaboration par des renseignements que les citoyens contribueront à renforcer les capacités des forces de sécurité à vaincre les menaces et attaques terroristes. Par conséquent, les acteurs politiques, ceux de la société civile et le citoyen lambda burkinabè devront revoir leurs attitudes vis-à-vis des FDS. Il y va de l’intérêt de tous et de la nation. Les forces de sécurité font leurs preuves par des démantèlements de réseaux de délinquants, braqueurs et voleurs avec une bonne collaboration avec des civils en matière de renseignement. Il devrait en être de même dans la lutte contre le terrorisme qui est une nouvelle forme de guerre asymétrique.

  2. VOUS QUI ETIEZ AUX AFFAIRES PENDANT TOUT LE TEMPS QUE CES GENS LA PASSAIENT DES DEALS VOUS ETIEZ PAS AU COURANT? ALORS QUE TOUT LE MONDE EN PARLAIT EN CE MOMENT. BREF CES DEALS LA AU MOINS EPARGNAIENT LE BURKINA DES ATTAQUES TERRORISTES MEME SI JE N4ENCOURAGE PAS CES PARATIQUES. MONSIEUR LE MINISTRE MEME DANS LES GRANDES DEMOCRATIES ONT NEGOCIE AVEC LES TERRORISTES POUR L’INTERET GENERAL DE LA NATION CA NE SE DIT PAS SEULEMENT. VOUS ALLEZ TRES VITE APPRENDRE CELA

  3. D’UN COÛT DENVIRONS 2 MILLIARD POUR 200 MOTOS.SOIT 10 MILLION PAR MOTO.ÇA FAIT FROID AU DOS.MAIS COMME LE RIDICUL NE TUE PAS,NOUS NE FAISONS QUE VIVRE LETERNEL RECOMMENCEMENT.JETAIS DE PASSAGE

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