Fonction publique : Le SYNAGRH dénonce des recrutements « clientélistes »

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Le Syndicat National des Gestionnaires des Ressources Humaines de l’Administration Publique (SYNAGRH) annonce une grève de 72 heures du 05 au 7 avril 2017 et de 120 heures allant du 10 au 14 avril 2017. Le SYNAGRH a tenu un point de presse ce jeudi 23 mars 2017 à Ouagadougou pour expliquer les raisons de ces manifestations.

Le Syndicat National des Gestionnaires des Ressources Humaines de l’Administration Publique (SYNAGRH) a rencontré la presse ce jeudi 23 mars 2017 suite au préavis de grève prévu pour le mois d’avril prochain. Trois points étaient à l’ordre du jour. Il s’agissait de faire le bilan du sit-in tenu les 15, 16 et 17 mars passés, annoncer une série de grèves prévues  du 5 au 7 avril et du 10 au 14 avril prochains. Enfin, le syndicat a dénoncé la procédure de recrutement sur mesures nouvelles « sur simple sélection des dossiers ».

Pour le SYNAGRH, la tenue de ces mouvements sociaux sont la résultante du manque de dialogue entre les autorités et le syndicat. Ce dernier revendique, entre autres, la création d’un cadre formel et d’harmonisation de l’indemnité entre les agents du ministère de la fonction publique et celui en charge des finances. Ensuite, la relecture des textes relatifs à l’organisation des concours de la fonction publique.

Souleymane Zoromé, le secrétaire général du SYNAGRH

Pour ce dernier point, le secrétaire général du SYNAGRH, Souleymane Zoromé, note une avancée. Il précise qu’un arrêté portant création d’un groupe de travail pour la relecture des textes des concours de la fonction publique, a été pris par les autorités le 15 mars passé. Il ajoute que depuis les sit-in tenus les 15, 16 et 17 mars derniers, il n’y pas eu de rencontre entre le syndicat et les autorités du ministère.

Ainsi, suite à l’insatisfaction des revendications, le SYNAGRH monte au créneau avec une grève prévue du 5 au 7 avril et du 10 au 14 avril prochain, soit 120 heures.

Suite à une circulaire du 13 mars 2017, le ministère en charge de la fonction publique entend procéder à un recrutement sur mesures nouvelles. Le syndicat estime que ce recrutement ne respecte pas les règles en la matière et qualifie de « recrutement partisan et une mesure politicienne pour récompenser ses militants ». Souleymane Zoromé affirme que « la commission chargée de ces recrutements est composée des acteurs qui ne sont pas habilités ni compétents en la matière ».

Selon la circulaire, la commission d’examen et de sélection des dossiers est composée du Secrétaire général du ministère, du directeur de cabinet, du conseiller technique ou chargé de mission et un responsable des ressources humaines comme rapporteur. Il confirme que ces postes sont politiques et les personnes désignées ne sont pas habilitées à organiser un recrutement de la fonction publique. Le SYNAGRH estime que c’est un recrutement de complaisance et “clientéliste” dans l’administration publique.

Jules César KABORE

Burkina 24

 

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