Gabon : La présidente de la Cour constitutionnelle dans le collimateur de la justice française

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Marie-Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon dans le viseur de la justice française. Selon Africanews, “des mouvements suspects” sur ses comptes à l‘étranger ont éveillé les soupçons des enquêteurs français. Cette affaire a été révélée par le “Canard Enchainé” dans son édition du mercredi 22 mars 2017.

Le “Canard Enchaîné” explique que les faits débutent en 2014, lorsque le ministère français de l’Economie et des Finances, chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent à travers son département du Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins découvre des mouvements de plusieurs comptes bancaires appartenant à Marie-Madeleine Mborantsuo. Ils s’agit de comptes domiciliés notamment au Canada, au Luxembourg, au Liban ou encore à Monaco.

En plus des retraits et dépôts suspects d’importantes sommes d’argent qui interpellent les enquêteurs français, le patrimoine immobilier de la présidente de la cour constitutionnelle gabonaise leur donne le tournis. Elle détiendrait ainsi des appartements en France, en Afrique du Sud et à New York. “D’ailleurs, dans l’un d’eux, à Versailles, les policiers auraient saisi la somme de 100 000 euros (soit un peu plus de 65 millions de Francs Cfa ) en liquide”, rapporte Africanews.

Marie-Madeleine Mborantsuo, ancienne compagne de feu le président gabonais Omar Bongo, avec qui elle a notamment eu deux enfants, est soupçonnée de recel de détournements, soustraction ou destruction de fonds publics et blanchiment en bande organisée.

Cette enquête s’inscrit dans l’affaire des “biens mal acquis” que la justice française a engagée depuis 2009. Les familles et proches déjà touchés par ces enquêtes sont notamment les chefs d‘État Denis Sassou-Nguesso du Congo, Teodoro Obiang de la Guinée équatoriale et l’ancien président gabonais Omar Bongo.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

 

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