Soudan: Le président Omar El-Béchir se rendra en Jordanie malgré les mandat d’arrêt de la CPI

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Le président soudanais Omar el-Béchir se rendra ce mercredi 29 mars 2017 au sommet de la Ligue arabe censé se tenir à Amman, capitale de la Jordanie, malgré les mandats d’arrêt contre lui émis en 2009 et 2010, a indiqué le ministre soudanais des Affaires étrangères.

Visé par des mandats d’arrêt par la Cour pénale internationale (CPI), l’accusant notamment de génocide au Darfour, Omar El-Béchir est annoncé en Jordanie où il participera au sommet de la Ligue arabe.

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a appelé la Jordanie à lui refuser l’entrée sur son territoire ou à l’arrêter s’il s’y trouve.

“La Jordanie devrait refuser de laisser entrer sur son territoire le président soudanais Omar el-Béchir ou l’arrêter s’il pénètre dans le pays”, a déclaré dimanche HRW dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie soudanaise, Ibrahim Ghandour, a confié à l’agence de presse officielle SUNA, que “le président Omar el-Béchir participera au sommet arabe malgré son emploi du temps très chargé”, a-t-il tranché. Il a, par ailleurs, précisé que Omar El-Béchir se rendra  au 28e sommet de la Ligue arabe en Jordanie sur insistance du roi Abdallah II de Jordanie.

Elise Keppler, directrice adjoint pour la justice internationale de cette ONG qui a son siège à New York,  qui a détaillé la position de HRW, a expliqué que “la Jordanie défierait ses obligations d’Etat partie à la CPI si elle autorisait la visite de M. Béchir sans l’arrêter”.

Le président soudanais est accusé de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre par la CPI pour son rôle présumé dans le conflit au Darfour, une région de l’ouest du Soudan où au moins 300.000 personnes ont été tuées dans des affrontements entre rebelles et forces pro-gouvernementales.

En 2015, l’Afrique du Sud, Etat partie à la CPI, s‘était trouvée au cœur d’une controverse à l’occasion de la visite à Johannesburg de M. Béchir pour un sommet de l’Union africaine. Pretoria avait refusé d’arrêter le chef de l’Etat soudanais, invoquant son immunité présidentielle, pourtant les pays reconnaissant la compétence de la CPI sont dans l’obligation de l’arrêter s’il se présente sur leur territoire.

Le refus de l’Afrique du Sud sera examiné par la CPI lors d’une audience le 7 avril, a indiqué Africanews

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24



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