Burkina : Le ministère de la justice s’adapte aux objectifs du PNDES

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Le ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique organise, du 30 au 31 mars 2017 à Ouagadougou, son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM). Il s’agira de réfléchir autour du thème général : « Réforme du secteur de la justice et des droits humains : Quelles contributions pour la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) ? ».

Le PNDES constitue le document d’orientation du gouvernement burkinabè sur la période 2016-2020. Les actions du ministère de la justice s’inscrivent dans l’axe 1 de ce référentiel de développement.

L’axe 1 du PNDES est consacré à réformer les institutions et moderniser l’administration et plus précisément à promouvoir la bonne gouvernance politique et administrative à travers le renforcement de la démocratie, la paix, la sécurité, les droits humains et la justice.

Les différents ministères et institutions burkinabè sont dans une dynamique de recherche de transparence et de performance dans leur gestion.

Pour favoriser un entretien soutenu sur les réformes du secteur judiciaire en lien avec les objectifs du PNDES, l’on note la participation du Secrétariat technique du PNDES aux travaux. « Le présent CASEM est consacré au bilan de nos activités de l’année écoulée notamment les acquis engrangés, les difficultés rencontrées et les défis à relever », explique le ministre de la justice, Réné Bagoro.

Bientôt un portail de publication de la jurisprudence et de la législation…

De manière spécifique, il s’agit d’examiner et d’adopter le projet de rapport d’activités 2016 ainsi que le projet de programme d’activités 2017 dudit ministère. Après la présentation du thème du CASEM, deux thématiques feront l’objet de communications.

Ces thématiques porteront sur la performance des juridictions et des établissements pénitentiaires durant 2016 et sur les efforts en matière d’information notamment le développement du portail de publication de la jurisprudence et de la législation au Burkina Faso.

« L’objectif final, c’est de rendre non seulement notre justice plus accessible, plus efficace, plus équitable et plus protectrice des libertés individuelles et collectives mais aussi d’assurer l’effectivité des droits humains et la promotion du civisme afin d’accompagner au mieux le processus de développement durable du Burkina Faso », déroule le ministre de la justice.

En termes de bilan, Réné Bagoro note qu’en dépit du déblocage tardif des ressources budgétaires et la faible mobilisation des ressources additionnelles à la mise en œuvre des activités, son département est parvenu à un taux moyen d’exécution physique de l’ordre de 75% des activités programmées au titre de 2016.

Il a saisi l’occasion pour adresser sa reconnaissance à l’ensemble de ses collaborateurs tant au niveau central qu’au niveau déconcentré pour leurs efforts consentis même si des défis restent toujours à relever.

Parlant de défis, il a fait cas de certaines priorités dont l’opérationnalisation des deux pôles judiciaires de répression des infractions économiques et financières et des infractions liées au terrorisme, la relecture du Code des personnes et de la famille, du Code pénal, des Codes de procédures pénale et civile, l’élaboration d’une loi sur les techniques spéciales d’enquête, l’extension et le renforcement de la Brigade d’intervention rapide (BIR).

Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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