Mine d’or de Boungou dans la Tapoa : La première once attendue en 2018

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Avec le lancement des travaux de construction de la mine Boungou (première dans la région de l’Est) par la Société d’exploitation minière de l’Afrique de l’Ouest (SEMAFO) ce vendredi 31 mars 2017, le Burkina Faso comptabilise ainsi une dizaine de mines industrielles.  

Si avec Boungou dans l’Est, le Burkina comptera maintenant 10 mines industrielles, c’est que comme l’indique le président et chef de la direction de SEMAFO Inc, les responsables ont cru au potentiel existant pour se lancer dans la construction de ce qui constitue la deuxième mine d’or de la compagnie. Et il l’a fait savoir. « Nous croyons tellement au potentiel du Burkina Faso qu’en 2015, notre société a racheté la société Orbis qui avait mis en évidence le gisement de Boungou », a déclaré Benoit Desormeaux.

De quoi réjouir la partie burkinabè. Pour Oumarou Idani, nouveau ministre des mines et des carrières, la mise en exploitation de Boungou représente un événement « très important  à double titre », car c’est la première mine d’or de la région de l’Est.

Selon l’étude de faisabilité réalisée, le gisement contiendrait 9 600 000 tonnes de minerai et une teneur de 4,5 grammes d’or par tonne. Les estimations de réserve d’or se chiffrent à 39 tonnes. Le coût des travaux de construction est estimé à 131 640 000 000 de F CFA. « Le montant du financement est déjà en place », a déclaré Benoit Desormeaux. Boungou, c’est aussi et surtout 735 emplois directs et 476 emplois indirects. Le total des retombées économiques est estimé à 522 milliards de francs CFA.

Responsabilité sociétale de l’entreprise

Pour le président du conseil d’administration de la société, Elie Ouédraogo, si l’entreprise a choisi comme devise « une expertise internationale et un engagement humain », car, indique-t-il,  «c’est dans la culture du groupe SEMAFO, que de prendre en considération un partenariat gagnant-gagnant autour du triptyque intérêt de l’Etat, intérêt de la société mais aussi intérêt des populations riveraines ».

L’intention que revêt un tel engagement est qu’à la limite, « chacune des parties prenantes ait le sentiment de gagner quelque chose et d’être satisfait de la valorisation de ces ressources ».  L’objectif global recherché est de lutter contre la pauvreté à travers des actions qui s’inscrivent dans la durée tout en respectant les Plans communaux de développement (PCD) des localités soutenues.

Le ministre des mines et des carrières Oumarou Idani a donné le coup d’envoi officiel des travaux de construction de la mine de Boungou.

Cela explique selon Benoit Desormeaux, président et chef de la direction de SEMAFO Inc que la société ait reçu deux années consécutives (2015 et 2016), le prix RSE de la société civile. C’est pour confirmer l’engagement de la compagnie auprès des communautés locales situées dans les environs des sites d’exploitations, indique-t-il, que la fondation SEMAFO a mené des actions dans la zone de Boungou. Ce sont, entre autres, cite-t-il, la construction d’une école à Tawori, d’un magasin de warrantage à Boungou de même que la construction d’un centre de couture,  la réalisation de forages équipés à Natougou et Tamboangou.

Une anticipation qui répond en parties aux doléances de Boureima Doumi, maire de Partiaga, commune dans laquelle se trouve la mine. Il a en effet déclaré que la nouvelle de l’exploitation de la mine a suscité un espoir certain auprès des populations de la commune. Leurs attentes devraient pouvoir être satisfaites  par la contribution attendue au Fonds minier de développement local (FMDL) estimée à 7 814 000 000 de F CFA.

Benoit Desormeaux, président et chef de la direction de SEMAFO Inc

Avec le démarrage des travaux de construction de la mine de Boungou, Benoit Desormeaux émet le vœu que ce soit « une aventure gagnante pour l’Etat burkinabè, pour les populations avoisinantes, pour les fournisseurs du Burkina Faso et pour la SEMAFO Boungou ».

La finalisation des travaux de construction démarrés il y a déjà trois mois de cela est attendue dans 15 mois. La première once d’or qui sortira de cette toute première mine industrielle est attendue pour le deuxième semestre de l’année 2018.

En attendant la concrétisation de tout l’investissement et  de toutes les réalisations, le ministre des mines a invité les responsables de la société à avoir une communication permanente avec toutes les communautés et les autorités locales, ce qui devrait leur permettre de vivre en symbiose avec elles comme la structure l’ « a déjà expérimenté avec succès à la mine de Mana ».

Oui Koueta

Burkina24

Oui Koueta

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Il y a 4 commentaires

  1. Bonjour je suis disponible dès diplôme professionnels tél que CQP, BQP en construction métallique et BPT informatique j’ai eu la chance j’ai fait deux stages au sein de votre société je souhaite travailler dans la mine

  2. Bonjour,je suis titulaire d’un baccalaureat professionnel en maintenance de vehicules automobile et j’aimerais travailler dans votre societé.Ayant travaillé en collaboration avec certains concessionnaires et sur les sites minier et actuellement travailleur au burkina equipements je pense que je serais le bienvenu au sein de votre societé.
    Encore merci !

  3. Etudiant en Licence/management de Qualité Hygiène Sécurité Environnement , Fiscaliste, gestionnaire foncier, et détenteur de nombre de certificats/ attestations dans les projets et programmes de développement . Je sollicite tout emploi correspondant à mon profil.

  4. Bonsoir je suis un ASSISTANT ENVIRONNEMENTALISTE / évoluant dans le domaine D’HYGIENE -SECURITE-ENVIRONNEMENT/ SANTÉ SECURITE j’aimerai avoir une chance de travailler dans ce site d’exploitation.nous sommes jeunes et nous voudrions partager et acquérir de compétences.merci

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