Ouagadougou cure ses caniveaux

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Pour anticiper sur les risques liés aux aléas climatiques imprévisibles, la Commune de Ouagadougou a lancé, le samedi 8 avril 2017, une vaste opération de curage des caniveaux de la ville. Ce sont 480.000 mètres linéaires de caniveaux soit 480 kilomètres qui seront curés, selon le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Beouindé.

Il est aisé pour tous Ouagavillois de faire le constat sur l’état d’entretien des caniveaux de la ville de Ouagadougou, caniveaux censés conduire les eaux vers les barrages. Presque tous sont obstrués à l’image du grand canal longeant le mur de la maternité Pogbi au secteur 9 dans l’arrondissement 2.

Pour réguler le problème et minimiser les risques d’inondations, la mairie de Ouagadougou à travers sa direction de la propreté a lancé une campagne de curage des caniveaux de la ville. Pour l’année 2017, cette opération s’étale du 8 avril au 8 juillet, soit 3 mois de travail.

Le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat, Maurice Bonanet, a promis « son soutien matériel » à travers ses brigades de travaux publics et son « soutien technique » pour la mise en œuvre de cette opération de salubrité publique. Par ailleurs, le ministre informe de l’existence d’actions de viabilisation que son département a entamée dans certains quartiers de la capitale.

Il s’agit principalement, cite Maurice Bonanet, du « rechargement de certaines voies et de l’ouverture des caniveaux » pour faciliter l’écoulement des eaux. Le ministre dit compter sur l’engagement des populations pour qu’au bout des 3 mois, les résultats attendus soient au rendez-vous.

L’édile de la commune de Ouagadougou a appelé à « la mobilisation citoyenne » et à  « l’adhésion populaire »  pour le curage des caniveaux. Selon Armand Beouindé, aucun budget n’a été débloqué pour le curage 2017 des caniveaux. Ainsi, les moyens humains mobilisés sont les associations, les membres du projet HIMO, la brigade verte, les leaders d’opinion. Mais déjà, les moyens matériels sont disponibles.

Pour éviter que les caniveaux ne connaissent les mêmes fins chaque année, le maire annonce la création d’une police de salubrité. Mais dit-il, « le meilleur contrôle, c’est la prise de conscience. Il faut que les gens comprennent que leur environnement de vie dépend d’abord d’eux-mêmes. Il faut que nous adoptons les bonnes habitudes ».  

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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