RDC : La police interdit les manifestations de l’opposition prévues ce 10 avril

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La police a annoncé dans la soirée du dimanche 09 avril, l’interdiction à Kinshasa, la capitale, et dans l’ensemble du pays les rassemblements prévus pour ce lundi 10 avril 2017 à l’appel de l’opposition.

L’opposition congolaise estime que le président Joseph Kabila est le “principal obstacle au processus démocratique” dans le pays. Pour donner de la voix et espérer faire bouger les lignes, il était prévu ce lundi 10 avril une manifestation que le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise, a vite fait d’interdire.

“La marche est interdite (car) son itinéraire comporte les germes de l’insurrection”, a-t-il déclaré à l’AFP, précisant que cette interdiction concernait l’ensemble du territoire.

Cet appel à manifester a été lancé par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti fondé par l’opposant congolais historique, Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février dernier à Bruxelles, en Belgique à l’âge de 84 ans.

A en croire le fils du défunt, Félix Tshisekedi, le président congolais Joseph Kabila “a délibérément pris parti de multiplier en ce moment pourtant critique des manœuvres politiciennes qui enfoncent davantage la RDC dans le chaos…

“M. Joseph Kabila s‘érige désormais en principal obstacle au processus démocratique, faisant de notre pays une zone instable et une menace pour la paix et la sécurité internationale”, a lancé à la presse en présence de ses alliés de l’opposition avant de quitter le dimanche 09 avril le pays en destination de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

A Kinshasa, les organisateurs de la marche – UDPS et Rassemblement – ont indiqué qu’ils comptaient marcher jusqu’au palais présidentiel, informe Africanews.

Un nouveau Premier Ministre…

Joseph Kabila a nommé le samedi 08 avril dernier au poste de Premier Ministre, Bruno Tshibala, un dissident de l’UDPS et du Rassemblement. Il avait contesté la légitimité du fils Tshisekedi à la tête de l’opposition après la mort de son père et a été exclu fin février de l’UDPS, dont il était l’un des principaux dirigeants.

Selon le pouvoir, ”cette nomination découlerait  d’un accord de cogestion de la transition, conclu le 31 décembre 2016 entre l’opposition et la majorité, pour tenter de sortir la RDC de la crise provoquée par le maintien au pouvoir de M. Kabila après le 20 décembre 2016, fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel”, rapportent plusieurs médias.

La nomination de Bruno Tshibala est “une conséquence des tripatouillages du pouvoir” faites “au mépris de la lettre et de l’esprit de l’accord du 31 décembre”, critique Félix Tshisekedi.

“J’appelle les Congolais et la communauté internationale à ne pas reconnaître le gouvernement du nouveau Premier ministre”, a exhorté de son coté, dans un communiqué l’opposant congolais en exil Moïse Katumbi.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

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