Procès des disparus du Novotel : Prison à vie requise contre l’ex-général Dogbo Blé et ses 4 co-accusés

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La peine de prison à vie a été requise, le mardi 11 avril 2017, à l’encontre de l’ex-général  et commandant de la garde républicaine Brunot Dogbo Blé et quatre de ses co-accusés. Ce procès s’inscrit au nombre des crimes commis au cours de la crise post-électorale qui a opposé l’ex-président Laurent Gbagbo et l’actuel chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara de décembre 2010 à avril 2011. Ils sont accusés d’arrestations et de meurtres de quatre expatriés au Novotel d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

L’ancien général Brunot Dogbo Blé, les colonels Jean Aby et Léopold Mody Ohoukou, l’ex-commissaire de police Osée Loguey et Henri Joël Guéhi Bléka sont désormais suspendus au verdict des jurés après que le procureur général, Souleymane Koné, ait requis à leur dépend, le mardi 11 avril, « la prison à vie », une privation des droits civiques pour une durée de 10 ans, et « le retrait de leurs distinctions militaires ».

« Les principaux coupables sont connus, notre conviction est claire », a déclaré Souleymane Koné quelques instants après son réquisitoire rendu après presque deux mois d’audience au tribunal de première instance de Yopougon dans la capitale économique ivoirienne.

Pour ce qui est de l’ancien milicien Max Landry Yoro Tapéko, qui avait reconnu sa présence lors du rapt du 4 avril 2011, le procureur a demandé qu’il soit gardé en prison pendant dix années.

L’on se rappelle que le 04 avril 2011, au plus fort de la crise post-électorale, un commando avait fait irruption au Novotel d’Abidjan et enlever  Stéphane Frantz Di Rippel, alors directeur de l’hôtel, Yves Lambelin, directeur général du géant ivoirien SIFCA et ses collaborateurs béninois Raoul Adeossi et malaisien Chelliah Pandian, tous des expatriés.

L’enquête révèle que ces expatriés avaient été conduits au palais présidentiel où ils avaient été torturés puis abattus. A ce jour, seuls les restes d’Yves Lambelin, ont été retrouvés dans la lagune Ébrié et identifiés formellement. Les autres corps sont restés introuvables.

Ce 12 avril 2017, est attendue la plaidoirie des avocats de la défense dont Me Ange Rodrigue Dadjé, également conseil de l’ex-première dame ivoirienne, Simone Gbagbo.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24



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