Statistiques mondiales sur la peine de mort 2016 : Amnesty International interpelle les autorités burkinabè

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Statistiques mondiales sur la peine de mort 2016. Le Burkina Faso doit mettre tout en œuvre pour garantir le droit à la vie dans le cadre de la révision du code pénal et de l’adoption de la nouvelle constitution.

A l’occasion de la publication du rapport sur les statistiques mondiales sur la peine de mort, Amnesty International Burkina Faso, interpelle les autorités burkinabé à saisir l’opportunité qu’offre le cadre des révisions des textes de lois en cours pour garantir enfin le droit fondamental à la vie au Burkina Faso et renforcer le dispositif de protection juridique des droits humains dans notre pays.

En effet, Amnesty International publie ce jour mardi 11 avril 2017, le rapport sur les statistiques mondiales 2016 en matière de peine de mort au moment où se déroulent, au Burkina Faso, des consultations nationales autour de l’avant-projet de constitution qui prévoit dans son Article 5 alinéa 1 et 2 que « La protection de la vie, la sûreté et  l’intégrité physique sont garanties » et que « Nul ne peut être condamné à la mort ».

En outre, le pays a entamé depuis longtemps un processus de révision de son Code Pénal qui jusqu’à présent prévoit à son article 9, la condamnation à la peine de mort.

C’est donc une véritable aubaine pour le Burkina Faso de s’extirper enfin de la liste des pays abolitionnistes de fait et de traduire en acte concret ses engagements internationaux en matière d’abolition de la peine de mort et de protection du droit fondamental à la vie. 

Le rapport sur les statistiques mondiales en matière de peine de mort passe en revue les tendances relatives à la peine capitale dans l’ensemble des pays et fournit des données chiffrées sur les exécutions et les condamnations à mort recensées dans le monde. Ainsi, l’organisation de défense des droits humains relève pour l’année 2016 les grandes tendances suivantes:

  • Une baisse du nombre d’exécutions au niveau mondial est en grande partie due aux chutes enregistrées en Iran (moins 42 %, passant d’au moins 977 à au moins 567) et au Pakistan (moins 73 %, passant de 326 à 87).
  • En Afrique subsaharienne, les exécutions recensées ont diminué. Cependant, le nombre de condamnations à mort a plus que doublé, principalement du fait d’une forte hausse au Nigeria.
  • Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le nombre d’exécutions recensées a baissé de 28 %, mais l’Iran et l’Arabie saoudite continuent de figurer parmi les pays ayant exécuté le plus grand nombre de personnes.
  • Deux pays, le Bénin et la République de Nauru, ont aboli la peine de mort pour tous les crimes, et la Guinée l’a abolie pour les crimes de droit commun uniquement.

Malgré les apparences trompeuses sur l’ampleur des exécutions en Chine, et les nouvelles informations qui ont permis de révéler qu’en Malaisie et au Viêt-Nam, le nombre d’exécutions était encore plus élevé que ce que l’on pensait, Amnesty International se félicite du fait que pour la première fois depuis 2006, les États-Unis ne font pas partie des cinq pays ayant exécuté le plus grand nombre de condamnés.

Amnesty International Burkina Faso salue également les avancées positives dans la sous-région, notamment au Bénin et en Guinée, et invite les autorités burkinabè à s’aligner dans cette dynamique et à répondre positivement à l’appel lancé par la dizaine d’organisations de la société civile burkinabé réunies en coalition contre la peine de mort, demandant l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le rapport sur les statistiques mondiales en matière de peine de mort 2016

(NB : Le titre est de Burkina 24)

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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