“Université morte” au Congo

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Dans un communiqué publié dans l’intersyndicale, trois journées d’“Université morte” ont été décrétées, ce mercredi 12 avril, par les enseignants et agents de l’Université publique du Congo. Les raisons évoquées tournent autour de revendications salariales.

“Le collège intersyndical décide de l’observation de trois journées université morte les 12, 13 et 14 avril pour marquer l’indignation de la communauté universitaire face au traitement dont elle est l’objet de la part de la tutelle”, a indiqué la déclaration.

Elle a eu pour conséquence immédiate la suspension des cours, à compter du mercredi 12 avril dernier, dans les onze établissements que compte l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, la seule université publique congolaise, fondée en 1971 et qui a pris – à sa mort – le nom du président socialiste qui dirigea le Congo de 1968 à son assassinat en 1977.

Outre les amphithéâtres qui sont restés fermés, les administrations de l’université l’ont été également, a constaté Africanews.

Les syndicats dénoncent notamment le décalage de dates de paiement des salaires des agents de l’université avec ceux de la fonction publique et le retard dans l’exécution du budget de fonctionnement de l’université, qui s’élève officiellement à 900 millions de francs CFA (plus de 1,3 million d’euros) par trimestre.

Le personnel enseignant et non enseignant a déploré “le non paiement des heures complémentaires et des heures supplémentaires” effectuées notamment pendant la surveillance des examens.

Jacques Moussiéssié, du syndicat des enseignants du supérieur (Synesup), a expliqué à l’AFP que ce mouvement de grève vise à attirer l’attention des autorités compétentes congolaises et non à pénaliser les étudiants.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

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