R.D Congo: Limogeage du chef de la police de Kinshasa

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Les autorités policières congolaises ont annoncé le limogeage du général Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa. Ce dernier était visé par des sanctions financières européennes et américaines. Il a été remplacé par l’un de ses adjoints, a annoncé la VOA. 

Le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise, a indiqué dans un communiqué la désignation du colonel Elvis (Palanga Nawej) au poste de commissaire provincial ad intérim de la police nationale congolaise (pour la) ville-province de Kinshasa, la capitale congolaise.

Il n’y a pas d’autres communications à faire à ce sujet“, a ajouté l’officier.

Le lecteur du communiqué n’a pas précisé les raisons du remplacement du général Kanyama, encore moins sur le caractère définitif ou provisoire de cette suspension.

Le nouveau commissaire principal de la ville-province de Kinshasa, Palanga Nawej est doté d’une excellenete réputation auprès des populations qui le considèrent comme étant un homme de terrain, proche de ses hommes, “à l’instar du général Kanyama, habitué à monter en première ligne”, explique notre source.

Le général Kanyama est depuis décembre 2016 sous sanction de l’Union Européenne avec un gel de ses éventuels avoirs en Europe et une interdiction de voyager dans son territoire.  Le général congolais est accusé d’être responsable de la “répression violente”, en septembre 2016, de manifestations hostiles au président congolais Joseph Kabila. Selon l’ONU, une cinquantaine de personnes avaient été tuées dans ces violences les 19 et 20 septembre.

L’ex-patron de la police de Kinshasa est également dans le collimateur des Etats-Unis. Il est également frappé par des sanctions équivalentes à celles de l’Union Européenne. “Washington lui avait reproché d’être “responsable ou complice d’actes de violences et d’enlèvements (…) ciblant des civils”, hommes, femmes et enfants lors de la répression d’émeutes hostiles au pouvoir de M. Kabila en janvier 2015 (plusieurs dizaines de morts au total), et lors d’une opération contre le banditisme armé, au cours de laquelle, selon l’ONU, au moins 41 personnes avaient disparu ou trouvé la mort du fait de bavures policières entre fin 2013 et début 2014″, écrit la Voix de l’Amérique.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24                                                                                                            

Source: VOA avec AFP

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