Arrestation d’Inoussa Kanazoé : Avis de deux Burkinabè

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Dans cette déclaration parvenue à Burkina24, Ali Traoré et Stéphane Gouba s’interrogent sur l’arrestation de l’homme d’affaires Inoussa Kanazoé.

Nous, citoyens burkinabè militants pour une justice équitable, avons appris par voie de presse, l’arrestation de l’homme d’affaire du nom de Inoussa KANAZOE, PDG de KANIS International et CIMFASO et par ailleurs vice-président de la chambre de commerce nouvellement reconstituée.

 Nous venons par la présente déclaration, montrer notre indignation eu égard au traitement du dossier judiciaire concernant ledit homme d’affaire.

 Pour revenir aux faits, il nous est rapporté qu’aucunement le sieur KANAZOE n’avait reçu de convocation le concernant. Il a été victime d’une arrestation subite par les pandores à travers un mandat d’amener, caractéristique d’une contrainte publique exercée sur une certaine catégorie de délinquants.

 Pire, toute son administration est mise sous scellé sans autres procédés judicaires. Nous l’estimons injuste et illégitime parce que, à en croire les medias et à d’autres sources d’informations qui nous sont proches quoique leurs fiabilités restent à être mises en approbation, il nous est révélé que Monsieur KANAZOE est cité dans une affaire de fraude fiscale selon le rapport du bimensuel Le courrier confidentiel en ses parutions du 25 Janvier, du 25 Février et du 25 Mars 2017.

Sous aucune contrainte d’appréciation on ne peut plus juste, nous estimons que notre justice fait des avancées remarquables depuis un certain temps mais il convient de faire mention de ses limites criardes dans sa mission régalienne. En effet, l’appareil judiciaire tel que voulu par l’ensemble des constituants de la IVe république et certains observateurs de la société civile et du monde politique est à mille lieues de résister à complaire les lobbies et de résister à leur influence.

 Dans cette affaire, il est sans doute que de façon apparente il y a eu une auto-saisine de la justice sous l’impulsion de certaines considérations partisanes et tendancieuses. Ce qui nous emmène à nous poser la sempiternelle question de l’impartialité de la justice et de l’égalité des justiciables. Au demeurant, il est notoirement connu de maxime populaire que nul n’est au-dessus de la loi.

Dans cette ordre d’idée, le PDG de KANIS INTERNATIONAL et de CIMFASO est aussi justiciable devant la loi comme les 19 millions de ses concitoyens. Si toutefois les prétendus griefs à lui reprocher sont de bonne foi, qu’il lui soit permis de payer à l’état ses droits et selon les convenances judicaires. Ce que nous condamnons de vives voix et avec opiniâtreté c’est la justice sélective ou celle qui dépend des humeurs des hommes du monde des affaires ou des hommes dits puissants. Que de cette même manière les opérateurs économiques fautifs envers l’état ne jouissent d’aucune clémence quelques soient leurs proximités avec les acteurs de la justice.

C’est dire en bas mot que les crimes économiques perpétrés sous l’ère COMPAORE dont les institutions compétentes ont fournis moult rapports y relatifs se doivent d’être remis en débat. En conséquence, il est seyant pour nous apôtres de la bonne justice et de la bonne gouvernance d’interpeller les décideurs de l’administration judiciaire à daigner mettre tout en œuvre pour que lumière soit faite et que justice soit rendue.

Paix et justice au Burkina Faso !!!

Paris, le 23 Avril 2017

Ali S TRAORE,

Stéphane GOUBA.

Doctorants en Science politique à l’Université Paris VIII.



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