Complicité d’homicides volontaires : Luc Adolphe Tiao est “serein”

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Le procès de l’insurrection populaire mettant en cause les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré pour complicité d’homicides volontaires, coups et blessures volontaires a débuté ce jeudi 27 avril 2017. C’est « serein » parce que ayant « confiance » en la justice de son pays que le chef du gouvernement d’alors Luc Adolphe Tiao s’est présenté au tribunal de grande instance de Ouagadougou.

Hormis les généraux Djibrill Bassolé (en tant que ministre des affaires étrangères) et Gilbert Diendéré (en tant que témoin) qui ont franchi ensemble la porte d’entrée du tribunal, les autres accusés sont arrivés au compte-goutte. Certains avec le sourire aux lèvres. Ensuite, ce des accolades et des salutations entre eux. La plus marquante, c’est la rencontre entre les généraux Djibrill Bassolé et Honoré Nabéré Traoré (témoin lui aussi). Ils se sont tapotés comme s’ils ne s’étaient pas rencontrés depuis belle lurette.

Assis dans le box des accusés, l’ancien chef de gouvernement Luc Adolphe Tiao discutait avec ses collaborateurs d’alors.  Pour l’occasion, les chaises en bois habituellement réservées aux accusés ont été remplacées par des chaises en plastique, plus confortables.

Sur insistance des journalistes, Luc Adolphe Tiao a fini par lâcher quelques mots. La réponse à la question « vous avez confiance en la justice? », ne s’est pas fait attendre. « J’ai confiance en la justice de mon pays. Je n’ai pas peur. Il n’y a rien à craindre », a déclaré l’ancien Premier ministre.

Il est accusé de complicité d’homicides volontaires, de coups et blessures volontaires sur les manifestants contre la modification de l’article 37. Sévère comme accusation. Mais pour l’accusé, « c’est courant ». Et « quoi qu’il en soit, a-t-il ajouté, on est à un procès. On attend ». Une réponse qui laisse entrevoir son état d’esprit.  « Je suis serein », a confié Luc Adolphe Tiao. Quant à savoir, s’il  aurait imaginé un jour être dans le box des accusés, il a répondu sans ambiguïté : « Dans la vie, on ne peut jamais rien prévoir ».

Oui Koueta et Ignace Ismaël NABOLE

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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