Insécurité routière : Il faut prévenir, selon le ministère de la santé

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Le ministère de la santé réagit à l’occasion de la Semaine nationale de la sécurité routière célébrée du 8 au 14 mai 2017.

Les maladies chroniques non transmissibles constituent un problème croissant de santé publique. Elles constituent un sérieux problème dans le monde   socio-économique. Classés parmi les MNT, les traumatismes dus aux accidents de la circulation sont des causes importantes de morbidité et de mortalité dans le monde et constituent un problème majeur de santé publique.

Selon l’OMS, depuis 2007, près de 1,25 million de personnes meurent chaque année dans des accidents de la circulation dans le monde et 50 millions sont blessés ; soit 3000 personnes tuées et 140 000 blessés par jour dont 15 000 resterons handicapés à vie.

La vitesse y joue un rôle majeur en augmentant la probabilité d’accident et la gravité des conséquences. D’où c’est la première cause de mortalité dans la tranche d’âge des 15 à 29 ans.

Le continent africain compte, plus que toute autre région du monde, la plus forte incidence de décès liés aux accidents de la route, avec un taux de 26,6 pour 100 000 habitants (contre 9,3 pour l’Europe et 17,5 pour l’ensemble du monde). Le coût des accidents de la route est estimé à hauteur de 1 à 3% du PIB.

Plus spécifiquement en Afrique de l’Ouest, l’OMS fait état, dans son dernier rapport annuel de 2015, d’un taux de mortalité de 30 pour 100 000 habitants au Burkina Faso. En moyenne, 13 personnes perdent la vie chaque jour sur les routes au Burkina et des centaines d’autres sont blessés. Une collecte rétrospective de données sur les maladies non transmissibles (MNT) réalisée en 2012 par la Direction de la lutte contre la maladie (DLM) a révélé 64 302 cas de traumatismes par accidents de la voie publique en 2008, 73 325 cas en 2009 et 97 561 cas en 2010, avec respectivement 366, 271 et 604 décès enregistrés.

Pour le premier trimestre de l’année 2016, l’observatoire de la sécurité de la police municipale avait rapporté pour la seule ville de Ouagadougou 1700 cas d’accidents de circulation, soit environ 20 accidents par jour, qui ont fait au total 2 000 victimes dont 15 décès sur place. Les traumatismes liés aux accidents de la route au Burkina Faso engendrent donc des conséquences socio-économiques énormes et constituent un frein au développement.

Si des efforts ne sont pas consentis à divers niveaux, la situation devrait évoluer en s’aggravant, d’où l’urgence de la prise d’initiatives pour la prévention des accidents de la route.

La disparité des sources et l’absence de vue d’ensemble sur l’ampleur de ces phénomènes traduisent un besoin d’instaurer un système performant de collecte et de traitement des données sur les traumatismes dus aux accidents de la route en particulier. Aussi d’identifier des modes de gouvernance et des mécanismes de financements pour mettre en œuvre des stratégies de lutte contre l’insécurité routière.

Dans les perspectives du Programme national de lutte contre les maladies non transmissibles (PNMNT), il est prévu l’élaboration d’un plan stratégique national de prévention des violences et des traumatismes en vue de s’inscrire dans les orientations de l’OMS et des ODD dont l’une des cibles concerne la sécurité routière, à savoir de «diminuer de moitié à l’échelle mondiale le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route d’ici à 2030».



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