Journée nationale du paysan : L’heure du bilan

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Les producteurs n’ont que la Journée nationale du paysan (JNP) depuis la première édition en 1993 pour exposer leurs préoccupations au chef de l’Etat. Les paysans par la voix leur représentant demandent au Président Kaboré d’« inverser les schémas traditionnels qui pendant un temps ont fonctionné mais ont atteint leur limite ».

« Inverser la tendance pour un véritable rayonnement des chambres d’agriculture », c’est le vœu du président de la chambre nationale d’agriculture, Saidou Ouédraogo, à l’ouverture de la JNP ce 12 mai 2017 à Kaya. Si le souhait de Saidou Ouédraogo se résume à cela, c’est parce que déplore-t-il, les chambres régionales d’agriculture (CRA) attendent d’être « réellement impliquées».

Sans détour, le constat dressé par Saidou Ouédraogo est que malgré l’intervention de l’Etat à travers les projets et programmes, la résolution de toutes les difficultés pour permettre à l’institution d’exercer la plénitude de ses missions exige encore des acteurs du monde rural des « sacrifices » énormes.  Or, dit-il, « l’agriculture ne peut se développer que par les agriculteurs eux-mêmes avec bien l’appui des services techniques et l’accompagnement financier de l’Etat à l’image de son institution sœur la chambre de commerce qui est devenue autonome ».

Le président de la CNA s’est réjoui du choix du thème « journée nationale du paysan : 20 ans d’existence, bilan et perspectives », parce que vingt ans, c’est « assez significatif » autant dans la vie d’un homme que d’une institution.  Une remarque qu’a partagée le chef de l’Etat pour qui « 20 ans, ce n’est pas 20 jours ».

A l’image du président de la CNA, Roch Kaboré estime qu’il était temps de faire le bilan dans l’optique de concevoir ensemble de « nouveaux modes opératoires » à même de permettre d’améliorer l’agriculture, l’élevage et la pisciculture « fondements de notre développement économique ».

Si le porte-parole des paysans n’a pas lésiné dans le choix des mots pour égrener les réalités qui sont les leurs, c’est parce que dit-il, « Tenkodogo était pour nous prématuré » pour aborder les difficultés rencontrées. Ce qui explique le temps qui lui a été concédé pour « boire l’eau de l’étranger ».  A présent, les paysans qui suivent ses mouvements, lui ont remis leur « dernière cartouche ».

En attendant la rencontre d’échanges ce samedi avec les paysans, le chef de l’Etat magnifie le courage des producteurs qui se battent « contre l’adversité au quotidien ». La raison est toute simple, analyse le président : « C’est grâce à eux que nous pouvons manger dans ce pays. C’est grâce à eux qu’aujourd’hui les Burkinabè peuvent assurer la sécurité alimentaire et même exporter ».

Oui Koueta

Burkina24

 



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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