Côte d’Ivoire: Les mutins de Bouaké résistent

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Malgré les assurances du gouvernement et les menaces de l’Etat Major de l’armée, les soldats mutins n’ont pas dégonflé leur ardeur. A Bouaké, dans le centre-nord ivoirien, les accès à cette ville ont été bloquées le samedi 13 mai. Quant à Abidjan, la situation est calme après deux journées chaudes dans le périmètre de l’état-major.

La journée de samedi a été ponctuée de tirs en l’air, de rapines et d’actes de brigandage commis par les mutins. A Korhogo, un civil a été blessé par balle et opéré au CHR de la ville. Un peu plus au nord-est du pays, une dizaine de mutins ont bloqué l’accès au poste de douanes de Ouangolo ou bien rançonné les passagers venus du Burkina Faso, paralysant ainsi des dizaines de camions ou de bus, selon le témoignage d’un voyageur.

Daloa, dans le centre-ouest du pays, a connu un samedi après-midi très mouvementé au cours de laquelle une confrontation entre mutins et ex-rebelles démobilisés a fait un blessé grave.

L’appel et les menaces de sanctions du général Sékou Touré, le chef d’état-major des armées, le vendredi soir à la télévision nationale n’on visiblement pas obtenu les résultats escomptés. Plusieurs centaines de soldats refusent de rentrer dans le rang.

Le point de la situation ce dimanche 14 mai

L’accalmie semble être revenue dans la deuxième ville du pays, ce qui a permis à ses habitants, pour certains de se rendre à leurs cultes hebdomadaires. Toutefois, les mutins gardent le contrôle de tous les accès à la ville.

« Nous sommes prêts à aller à l’affrontement s’il le faut car nous voulons notre argent », confirmait l’un d’entre eux joint par téléphone à un confrère.

Le mouvement de colère en cours est né de l’accord pour renoncer aux primes réclamées au gouvernement par les soldats qui s’étaient mutinés, au mois de janvier dernier.

A Abidjan, ce samedi 13 mai dans l’après-midi, une manifestation a été organisée par le RHDP, le parti de la majorité présidentielle, pour “soutenir les actions du Président Alassane Ouattara et protester contre la violence revendicative”. 

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24



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