Prix de la lutte anti-corruption : Atiana Serge Oulon lauréat

« Corruption : des magistrats dans le collimateur de la justice ». C’est cet article paru dans l’Evènement n° 324 du 25 avril 2016 qui a valu à Atiana Serge Oulon d’être à la première place de l’édition 2016 du prix de la lutte anti-corruption.

L’édition 2016 du Prix de la lutte anti-corruption a été remportée par Atiana Serge Oulon. Le journaliste a signé un article dans l’Evènement qui a traité de la corruption dans le monde judiciaire. Le lauréat a révélé que c’était une première pour le journal de faire des investigations sur un certain nombre d’acteurs de la justice.  Il a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit du Réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC), à l’initiative du prix.  

Deux autres journalistes ont été récompensés.  Il s’agit de Basidou Kinda du journal l’Evènement qui a remporté le troisième prix, matérialisé par une attestation plus une somme de 500 000 FCFA. « Urgence chirurgicale Hôpital Sourou Sanou : de l’affairisme sur le dos des malades », paru dans l’Evènement n° 332 du 25 août 2016, lui a valu ce prix.

Ladji Bama du Reporter avec son article « Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) : Un affairisme sur le dos des paysans », publié dans le Reporter n° 193 du 1er au 14 juillet 2016, est reparti avec le second prix, nanti de 700 000 FCFA.

Le Secrétaire exécutif du RENLAC, Claude Wetta, se basant entre autres sur ce concours, a rappelé que la corruption existe et reste « préoccupante » au Burkina. Il en a voulu pour preuves l’affaire du PDG du groupe Kanis international et de l’entreprise CIMFASO, Inoussa Kanazoé et le détournement de 200 millions de FCFA au SIAO. Claude Wetta demande  également une suite judiciaire aux différents rapports d’enquête parlementaire.

Une invitation a par ailleurs été lancée par le secrétaire exécutif du RENLAC à l’ASCE-LC et à la justice à « s’investir davantage dans les enquêtes sur les dénonciations de faits de corruption afin que des poursuites soient enclenchées à l’encontre de ceux qui foulent au pied les règles de gouvernance et de gestion ».

Claude Wetta n’a pas passé sous silence le procès de l’ancien gouvernement de Tiao. Il espère en effet qu’au sortir du procès, « les dossiers des ministres sur qui pèsent des présomptions de détournement de deniers publics connaitront également un jugement ».

Irmine KINDA

Burkina24

 

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page