Côte d’Ivoire : “Soul To Soul” convoqué

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Kamarate Souleymane dit Soul To Soul, directeur du protocole du Chef du Parlement ivoirien, Soro K. Guillaume  a reçu ce jeudi 25 mai des mains d’officiers de la gendarmerie ivoirienne, une convocation pour le vendredi 26 mai.

Au cours de la mutinerie qui a éclaté le vendredi 12 mai 2017, le domicile de Souleymane Kamagaté (Soul To Soul) à Bouaké (centre-nord), avait été pillé par les soldats mutins. Dans la foulée, « une quantité d’armes et de munitions » y aurait été trouvée, ont relayé plusieurs médias montrant en illustration des photos de caissons vides.

Les députés membres de la Commission de la Sécurité et de la Défense (Csd) du Parlement, ont annoncé qu’une commission parlementaire devra faire la lumière sur cette mutinerie tandis que le Ministère de la défense promettait, il y a quelques jours, l’ouverture d’une enquête qui semble être engagée avec cette convocation.

Soro Guillaume réagissant cette cette affaire d’armes découvertes au domicile d’un de ses plus proches et intimes collaborateurs avait confié, au terme d’une audience avec le président de la Commission de l’Uemoa, le jeudi 18 mai dernier ce qui suit: “J’ai vigoureusement recommandé à mon collaborateur de se mettre à la disposition des enquêteurs. Je lui ai demandé de dire sur l’honneur et sa conscience ce qu’il sait pour aider les enquêteurs à conclure ce dossier”.

Pour d’aucuns, cette découverte ne serait que la face cachée de l’iceberg et confirme le rapport rendu public le 04 avril 2016, du groupe des experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire qui ont affirmé que le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et l’ex-rébellion des Forces nouvelles qu’il dirigeait ont profité de la crise postélectorale de 2010-2011 pour acquérir plusieurs centaines de tonnes d’armements.

Selon ces experts, les Forces nouvelles ont acquis « une quantité importantes d’armes et de munitions au lendemain de la crise postélectorale » de 2010-2011 et estimée à 300 tonnes.

Ce rapport est d’autant plus précis qu’il affirme que “Guillaume Soro s’est lui-même chargé de l’acquisition du matériel, de son transport jusqu’à Bouaké et Korhogo et de sa répartition entre membres de Forces nouvelles”, a décrit Jeune Afrique.

Ce matériel militaire “entré sur le territoire ivoirien en violation de l’embargo” de l’ONU, représente 30 % de l’arsenal que possède l’ armée ivoirienne qui n’en a pas “encore totalement” le contrôle.

« À Bouaké, le matériel était sous la garde de l’unité de protection rapprochée du Premier ministre [Guillaume Soro à l’époque]. À Korhogo, il était à la charge de Fansara 11012, l’unité commandée par le lieutenant-colonel Martin Kouakou Fofié, un ancien commandant de zone visé par des sanctions de l’ONU depuis 2006 », affirmaient les experts onusiens en 2016.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

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