Burkina: La filière bétail/viande certifiée

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Le ministre en charge des ressources animales, Soumanogo Koutou, a procédé à la remise des normes relatives à la viande et aux produits carnés aux acteurs de la filière bétail/viande dans le cadre du partenariat avec le programme de croissance économique dans le secteur agricole (PCESA). C’était ce lundi 5 juin 2017 à Ouagadougou.

Les ressources animales regorgent d’énormes potentialités non suffisamment explorées notamment celle de la transformation de la viande dont les performances demeurent encore faibles en raison de nombreuses contraintes. Une de ces contraintes est l’insuffisance de qualité dans la transformation de la viande.

C’est dans ce cadre que le Royaume du Danemark à travers le programme de croissance économique dans le secteur agricole (PCESA) a appuyé le ministère en charge des ressources animales à acquérir des normes de production de la viande et des produits carnés.

Soumanogo Koutou, le ministre en charge des ressources animales remettant les normes

Ces normes serviront de référence aux acteurs pour améliorer la qualité de la viande et des produits carnés afin de répondre aux besoins des consommateurs en termes de sécurité sanitaire. En effet, le PCESA vise à contribuer à une augmentation de la productivité, des valeurs ajoutées et des revenus agricoles en vue de contribuer à une croissance économique nationale et une réduction de la pauvreté.

En vue d’atteindre cet objectif, le ministère des ressources animales et halieutiques avec l’appui financier du PCESA a acquis 28 normes dont 9 nationales et 19 internationales. 

Ces normes visent à améliorer, à stabiliser et à garantir la qualité des produits et sous-produits de la viande mis à la disposition des consommateurs, et de permettre aux acteurs de la filière d’être plus compétitifs sur le marché national et international. Pour le ministre en charge des ressources animales, Soumanogo Koutou, la politique actuelle est de pouvoir exporter de la viande en lieu et place des animaux sur pieds. 

Il ajoute que « pour exporter de la viande, il faut que ça soit de la qualité et respecte ces termes de références nationales et internationales ». Le ministre dit compter  sur l’accompagnement des partenaires pour que beaucoup de choses changent pour pouvoir avoir des produits de qualité.

« Dans le Plan national de développement économique et social (PNDES), nous avons des projets dont la mise en place des abattoirs modernes pour la production et l’exportation de viande et les autres produits de l’élevage. Les produits doivent respecter les normes du marché international. Il faut surtout l’information, la sensibilisation et la formation des acteurs pour la mise en œuvre de ces normes », a-t-il fait comprendre.

Sur le terrain, le coordonnateur national du PCESA, François Guira, a affirmé que « nous appuyons les acteurs de la filière bétail/viande notamment ceux qui sont dans le maillon transformation ». Il précise que sera entrepris un renforcement des capacités des acteurs à bien utiliser ces normes. François Guira a également signalé que dans le cadre du PNDES, « on ambitionne d’exporter environ 2000 tonnes de viande par an ».

En rappel, le PCESA couvre la période de juillet 2013 en 2020, et intervient prioritairement sur les maillons des filières bétail/viande, du nibié, de la gomme arabique, du mais et du karité. Le programme couvre également les régions du Centre, du Centre-Ouest, du Sahel, de l’Est, le Centre-Est, les villes et de Ouagadougou de Bobo-Dioulasso.

Jules César KABORE

Burkina 24

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