Burkina : Un Camerounais propose de supprimer le visa pour les Africains

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Un Camerounais, dans une lettre ouverte au ministre burkinabè des Affaires étrangères, publiée sur le site du Monde Afrique, propose au Burkina de supprimer les visas pour tous les Africains qui voudraient venir au «Pays des Hommes intègres».

Tout est parti du constat fait par Yann Gwet, chroniqueur pour «Le Monde Afrique». Le Camerounais affirme en effet avoir appris qu’au Rwanda, pour avoir le visa pour le Burkina, il faut s’adresser à l’ambassade de France à Kigali.  Mais le Burkina n’est pas le seul à recourir à ce système. Le Togo, la Côte d’Ivoire, la République centrafricaine, Djibouti, le Gabon et la Mauritanie, entre autres, «font pareil», note l’auteur de la lettre. 

Une situation qui a fait au chroniqueur se souvenir que les pays africains totalisent une soixantaine d’années d’indépendance. Alors, lui vient cette question : «Monsieur le Ministre, pour quelle raison, en tant qu’Africain, en 2017, alors que je me trouve sur notre continent, votre pays me contraint-il à passer par l’intermédiaire d’un pays occidental pour me rendre chez vous ?».

Dans la suite de la lettre ouverte, Yann Gwet croit savoir que cette situation, jugée «embarrassante»,  illustre la «persistance de relations inappropriées» entre la France et les pays africains, 60 ans après les indépendances. Ce qui contrasterait avec la volonté qui a présidé au changement du nom «Haute-Volta» en Burkina Faso opéré par Thomas Sankara et le fonde dans l’idée qu’il y a un «fossé» entre les dirigeants et une «jeunesse africaine majoritairement sankariste».

Propositions de solutions

Dans tous les cas, le chroniqueur espère avoir mal compris le constat qu’il a fait. Cependant, écrit-il, « si j’ai bien compris et que la France se charge de vos visas au Rwanda, alors je vous en conjure, pour la mémoire de Thomas Sankara, pour la jeunesse africaine, pour maintenir l’idéal d’une Afrique forte et unie, permettez-nous de rejoindre le Burkina Faso depuis n’importe quel endroit du continent sans faire un détour par les services consulaires d’une ancienne puissance coloniale ». 

Pour cela, Yann Gwet a proposé des solutions. Au cas où le coût de l’implantation d’une ambassade est jugé élevé au Rwanda, il suggère d’informatiser les procédures administratives ou le cas échéant, de confier la question des visas aux ambassades des pays africains qui y sont représentés.

Mais il y a une meilleure solution, selon Yann Gwet :  « supprimer les visas pour les voyageurs africains, comme l’ont fait, dans une certaine mesure, le Rwanda et le Bénin ».

Burkina24

Rédaction B24

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