Sociétés minières : Journalistes et chargés de communication accordent leurs violons

574 0

L’Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF) a initié une rencontre entre les journalistes et les chargés de communication des sociétés minières. A Ouagadougou le mardi 6 juin 2017, c’est une quarantaine de personnes qui se sont retrouvées pour nouer des contacts pour permettre aux journalistes de connaitre les voies d’accès aux informations sur les sociétés minières et aux chargés de communication d’avoir des points focaux dans les médias.

La contribution du secteur minier en termes de recettes dans le budget national est passée de 1,691 milliard de F CFA en 2008 à 189,983 milliards de F CFA en 2016. « Mais cette contribution est souvent reléguée au second plan parce que les journalistes ne disposent pas toujours de toutes les informations sur le secteur. C’est plutôt les conflits et les crises dans le secteur qui font souvent les manchettes des journaux », constate le Directeur exécutif de la Chambre des mines, Toussaint Bamouni.

Pour lui, cette rencontre est la bienvenue car, dit-il, il est nécessaire que les citoyens soient biens informés sur les conditions d’exploitation des mines, les relations avec les communautés, les investissements communautaires, les normes environnementales dans les mines.

Le président de l’Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF), Elie Kaboré explique que la rencontre de ce mardi 6 juin 2017 vise à mettre en relation les journalistes membres de l’AJM-BF élargie à d’autres journalistes avec les responsables de la communication des sociétés minières.

« Nous avons remarqué que les journalistes ont souvent du mal à avoir accès aux informations minières. Dès que vous arrivez à un moment de la vérification d’une information, il vous faut un contact dans la société (minière) et si vous n’avez pas un contact, il est difficile de collecter vos informations », d’où l’importance de la présente rencontre. A l’en croire, le secteur minier « est très fermé » et il faut des points d’entrée dans les sociétés minières pour avoir la vraie information.

Aux différents responsables de communication des sociétés minières, Toussaint Bamouni, Directeur exécutif de la Chambre des mines du Burkina, leur a conseillé « d’exploiter cette rencontre pour disposer de portes d’entrée dans les médias ». Lors de cette rencontre d’une journée, des communications sur « le paysage minier burkinabè », « les attentes des journalistes » et « les opportunités et les contraintes d’accès aux informations dans les mines » ont été faites.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

Article similaire

Il y a 1 commentaire

  1. C’est bien tout ça; cependant pour une bonne appréciation des lecteurs ou tout simplement des Burkinabé,
    il faut également donner les chiffres sur les quantités d’or produites et vendues.
    Dire que la contribution au budget de l’Etat a été de 190 millards cfa en 2016 sans dire en même pour quel chiffre d’affaire ne veut absolument dire.
    Si vous voulez que le Burkinabe sache réellement ce que le Burkina gagne à travers l’exploitation minière, il faut donner tous les chiffre. Au reste donner un chiffre en valeur absolue sans le lier à aucun autre élément c’est prendre vos interlocuteur pour des cons.
    Je vous comprends: lorsqu’on parle de milliards, il y’en a qui ne réfléchissent plus et le coup est bien porté.
    Je vous signale que le gisement ne se renouvelle pas; une fois extraite et vendue il ne vous reste plus rien.
    J’espère seulement que les “journaleux” présent ne se sont pas laisser abusés.

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *