Violences au CHU-Yalgado : “Justice sera rendue” (Premier ministre)

850 0

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a rendu une visite inopinée ce 6 juin 2017 au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo. Après avoir fait le tour de quelques unités, le chef du gouvernement a rencontré les représentants des agents de l’hôpital qui sont en sit-in pour protester contre les agressions qu’ils subissent.

Lors de la rencontre avec les représentants des agents, se prononçant sur les agressions récurrentes que leur font subir des accompagnants de patients mécontents, le Premier ministre a réaffirmé la position du gouvernement qui  « est la tolérance zéro » pour les agressions. Il  a fait comprendre que « la justice sera rendue dans toute sa rigueur ».

Paul Kaba Thiéba a également demandé à l’administration de l’hôpital de prendre toute les mesures pour assurer la sécurité des biens et personnes à l’intérieur de la structure. Il affirme que des mesures seront prises et le ministre de la santé rendra compte.

Le Directeur Général du CHU, Robert Sangaré, a déclaré que les agresseurs des deux derniers mois sont en prison et attendent leurs jugements.

 « J’ai déposé une plainte et la procédure judiciaire va suivre son cours sans faiblesse. Notre souhait pour les cas de flagrant délit, c’est que le jugement soit rapide pour dissuader »,  a-t-il laissé entendre concernant l’agression de ces derniers jours.

«Nous avons appelé les agents à reprendre le travail»

Le secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) Yalgado Ouédraogo, Modeste Méda, a rappelé qu’il y a eu une agression de trois  agents  le 5 juin 2017 au niveau des urgences traumatologies.

« Ce n’est pas la première fois qu’on assiste à des agressions dans cet hôpital. On a dit trop c’est trop. On a décrété un arrêt de travail de 24heures avec reconduction si des conditions ne sont pas remplies,  notamment l’arrestation de l’agresseur et son jugement », a-t-il ajouté.

Concernant le sit-in des agents de santé de l’hôpital, Paul Kaba Thiéba, confirme qu’ils se sont compris. Modeste Méda a pour sa part fait comprendre que « nous avons pris actes et nous avons appelé les agents à reprendre le travail ».

Il a conclu en disant que « nous voulons la sécurité mais nous ne voulons pas la police ou autres forces de sécurité ». Le SG préconise de résoudre les conditions de travail, de mettre l’accent sur l’éducation de la population et insiste sur nécessité de l’arrestation et du jugement de tout auteur d’agression sur un agent de santé.

Jules César KABORE

Burkina24



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *