Burkina : « Nous ne sommes plus dans le reboisement caméra »

Le ministre de l’environnement Nestor Bassière au cours de la conférence de presse sur la Journée mondiale de lutte contre la désertification qui aura lieu au Burkina Faso, s’est prononcé sur les campagnes de reforestation menées chaque année pour lutter contre la désertification. Des résolutions ont été prises pour la campagne 2017 et les structures qui voudraient des plants seront soumises à des conditions.

Les reboisements de masse à l’occasion de la campagne de reboisement lancée en période hivernale chaque année ont montré leurs limites dans l’atteinte de l’objectif qui est de barrer la route au désert.

Le taux de réussite est estimé entre 25 et 30 %. Le ministère de l’environnement a entrepris de donner une nouvelle vision à la campagne à partir de 2017. Les demandeurs de plants seront soumis à des conditions. Il faut que le site choisi pour la reforestation soit sécurisé et que le demandeur démontre sa capacité d’entretien des arbres qu’il mettra en terre.

« C’est à l’issue de ces conditions que le ministère pourra accompagner avec les plants. Nous nous sommes rendus compte que tous ceux qui demandent des plants, le site n’est pas sécurisé et ne leur appartient pas. C’est juste aller mettre les plants en terre et revenir un an après », explique Nestor Bassière, ministre de l’environnement.

Pire, déplore le ministre, «nous recevons des correspondances des associations pour demander des plants mais quand ils prennent, c’est juste mettre en terre 2 ou 3 avec la télé et dire que le reste, on fera  après. Et on retrouve les mêmes plants sur le marché ». 

« Nous ne sommes plus dans le reboisement caméra », a-t-il laissé entendre avant d’ajouter que les plants seront octroyés en fonction de la capacité du demandeur à les mettre en terre et à les entretenir.

Une autre approche aussi sera expérimentée : « un Burkinabè, un arbre ». Le ministre est convaincu que l’implication des populations donnerait de meilleurs résultats. « Dans nos domiciles ou en dehors, si chaque Burkinabè arrivait à planter un arbre, à l’entretenir, sur 10 millions de Burkinabè chaque année, on peut dire qu’on aura 9 à 5 millions d’arbres plantés ».

Les institutions seront aussi mises à contribution pour que chacune ait un site de reboisement.

Revelyn SOME

Burkina24



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