Journée mondiale contre la désertification : A Ouagadougou, l’appel à passer aux actes

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L’honneur est revenu au Burkina Faso d’accueillir la 23e Journée mondiale de la lutte contre la désertification. La Journée est célébrée du 14 au 17 juin 2015. A cet effet, le symposium de haut niveau tenu pour l’occasion sur l’importance de terres productives, a connu à sa clôture ce jeudi 15 juin 2017, la participation des présidents du Burkina Faso, du Niger et du Mali, et plusieurs autres ministres africains de l’environnement.

Ouagadougou est le point de ralliement des acteurs de la protection de l’environnement pour la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification. A travers un symposium de haut niveau, il a  été nécessaire de rappeler l’importance des terres productrices pour la sécurité alimentaire et des revenus, la création d’emplois locaux et la contribution à la soutenabilité, la stabilité et la sécurité des zones affectées par la désertification.

L’acte fort des travaux du symposium a été «l’appel à l’action de Ouagadougou »  pour créer des emplois liés à l’exploitation des terres dans le cadre de l’initiative des 3S (la soutenabilité, la Stabilité et la Sécurité) qui avait été approuvée par les chefs d’Etat et de gouvernements d’Afrique à Marrakech en novembre 2016.

Les participants au symposium

Ces chefs d’Etat, rappelle le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Bassière, se sont engagés à accélérer la mise en œuvre de l’initiative. La forte dépendance du continent africain vis-à-vis de ses ressources naturelles, si elle doit persévérer,  va accentuer la vulnérabilité de ses populations, notamment les conflits, les migrations, l’instabilité causée par le manque d’emploi et d’activités génératrices de revenus.

Cet appel démontre ici encore la volonté politique de passer des discours aux actes.  Et la secrétaire exécutive de la convention, Monique Barbut, de se réjouir de ce fait.

Le Président du Faso pendant son discours

D’ici 2050, la population africaine devrait atteindre 2 milliards. En 2035, le continent possédera la plus grande population la plus active du monde. A cet effet, « il serait insensé, dit-elle, de s’asseoir et d’attendre davantage des communautés, surtout quand les outils pour traiter des causes profondes sont à portée de main ».

Le Président du Faso, dans son discours au nom de ses pairs du Niger et du Mali, a rappelé que « vaincre une nature de plus en plus hostile, nécessite une mobilisation à tous les échelons et une solidarité internationale». Au nom de ses pairs, il a réaffirmé cet engagement  à œuvrer à la promotion de partenariats mondiaux pour l’investissement dans la réhabilitation et la gestion des terres à toutes les tribunes d’échanges qu’ils auront.

Par ailleurs, faisant suite à l’agenda 2030 pour le développement durable des  Nations-Unies, qui est de s’efforcer à aboutir à un monde sans dégradation  des terres, le Burkina Faso, aux dires de son président, a intégré dans son document  de contribution, la restauration et l’aménagement de 5 millions d’ha de terres dégradées. Ce qui correspond à 55% de la superficie totale actuelle des terres dégradées du pays.

Les religieux ont appelé à préserver la “maison commune”

Cependant, cette ambition ne saurait se réaliser sans la participation des populations, elles qui sont  à l’origine de cette dégradation par leurs actions.

Les leaders religieux  ont été associés à la célébration. Ils ont aussi lancé un appel à leurs fidèles à collaborer à la sauvegarde de la “maison commune”, “notre terre, notre maison, notre avenir“.

Revelyn SOME

Burkina24



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