Gabon : Plusieurs chaînes de télévision attaquées par des hommes armés à Libreville

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Ce vendredi 16 juin, des hommes armés et cagoulés ont pris d’assaut plusieurs stations de télévision “pour réclamer la diffusion d’un message vidéo de Roland Désiré Aba’a Minko”. Roland Désiré Aba’a Minko a été candidat à la dernière présidentielle gabonaise et rejoint le camp de Jean Ping par la suite. Dans ce message, il lance un ultimatum à Ali Bongo.

Le commando a surgi dans les locaux de la télévision privée TV Plus vers 11h du matin (12h GMT).

« Ils étaient six, sept, en comptant le chauffeur. Ils sont entrés armés et cagoulés et ont exigé du personnel présent qu’ils diffusent une vidéo », à en croire Franck Nguema, le patron de la télévision privée TV Plus.

« Ils ont forcé les agents à mettre la vidéo en boucle, leur ont demandé de quitter les locaux, puis y ont laissé un engin explosif », composé de six bâtons de dynamites enroulés dans du papier aluminium et raccordé à une carte électronique, a rapporté à Jeune Afrique Franck Nguema.

La vidéo dont il s’agit est un discours de Roland Désiré Aba’a Minko dans lequel il lance un ultimatum à Ali Bongo, lui demandant de quitter le pouvoir. Roland Désiré Aba’a Minko dit avoir piégé « tous les ministères » et a exigé du président gabonais sa démission sous 72 heures, faute de quoi « un bâtiment sautera chaque jour », écrit Jeune Afrique.

Quatre chaînes de télévision ont été attaquées ce vendredi 16 juin, à savoir Africa N°1, Gabon TV et Kanal 7 en plus de TV Plus.

https://www.youtube.com/watch?v=Dl7f6YcPFHA

Selon Alain-Claude Billie-By-Nzé, porte-parole du gouvernement, Roland Désiré Aba’a Minko s’est rendu à l’ambassade de France à Libreville, puis à la délégation de l’Union européenne, où il se trouverait depuis ce vendredi 16 juin à 16h GMT. Aucune interpellation n’a, d’ailleurs, été officiellement annoncée.

Il s’agit là de l’aboutissement de ce à quoi conduit le discours de haine porté par monsieur Ping depuis plusieurs années“, mentionne Alain-Claude Billie-By-Nzé.

Le « président élu à la présidentielle du 27 août 2016 au Gabon », Jean Ping, comme il aime à s’appeler, dans un communiqué a dénoncé « la confusion de la situation ainsi créée qui pourrait justifier l’escalade de la dérive autoritaire et antidémocratique », et « s’étonne […] de la coïncidence entre ces événements et l’arrivée prochaine de la mission de la CPI au Gabon ».

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                     Burkina24

Source: Jeune Afrique


Photo : La Radio Télévision Gabonaise a été épargnée par l’assaut des hommes armés.



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