Yako : L’avenir du karité en discussion

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Le comité de pilotage du « projet restauration et amélioration de la productivité des peuplements de karité au Burkina Faso » (Karité DK) a organisé un atelier de suivi évaluation ce vendredi 23 juin 2017 à Yako. La rencontre visait à faire le point de l’évolution des activités sur le terrain.

Le projet de restauration des peuplements et amélioration de la productivité du karité au Burkina Faso (Karité DK) vise à contribuer au développement des économies locales et à la lutte contre la pauvreté à travers la régénération et l’amélioration de la productivité des peuplements de cette plante.

Concernant la rencontre de ce vendredi 23 juin 2017 à Yako, le Dr Souleymane Ganaba, coordonnateur du projet, a expliqué que c’est chaque semestre que  « l’on fait le point de l’exécution des activités dans le cadre du projet ».

Il a laissé entendre que pour deux ans d’exécution, « il y a des acquis,  surtout la prise de conscience des producteurs pour la sauvegarde du karité ». Il a également mentionné que selon les producteurs, « le karité représente pour eux  le cacao ».

Les participants de l’atelier suivi évaluation Karité DK

Dans le cadre de ce projet, plusieurs acteurs y sont associés. Il s’agit de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA), du Centre national des semences forestières (CNSF), de l’ONG TREE AID, de la firme suédo-danoise AarhusKarlshamn (AAK), de l’agence de promotion des produits forestiers non ligneux (APFNL), la table filière Karité (TFK), l’association solidarité et entraide mutuelle au Sahel (SEMUS) et l’ambassade du Royaume du Danemark.


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Mahamadi Sawadogo, président de la SEMUS à Yako, a affirmé que dans ce projet,  sa structure a joué le rôle de mobilisation, de sensibilisation et d’accompagnement sur le terrain. Il fait comprendre que l’espèce karité est en train de disparaître et que ce projet va permettre aux producteurs de s’impliquer davantage dans la préservation de la plante.

Il a précisé que c’est un projet pilote localisé dans 6 villages, mais souhaite que l’on puisse l’étendre sur d’autres communes. Il a également rappelé l’importance du karité, notamment le fruit pour la consommation et la transformation de l’amende de karité en beurre.

Mahamadi Sawadogo, président de la SEMUS à Yako

Il a conclu que le karité joue un rôle social et économique dans la vie des Burkinabè. Mais déplore le fait que le projet tire vers sa fin. Ce sont des techniques comme la régénération naturelle assistée (RNA), les semis directs, la transplantation, le cernage, entre autres qui ont été enseignées aux producteurs dans le cadre de la préservation du karité.

En rappel, le projet de restauration des peuplements et amélioration de la productivité du karité au Burkina Faso est financé par l’ambassade du Royaume du Danemark et s’exécute dans trois régions du Burkina Faso à savoir les régions des Hauts-Bassins, du Centre-Ouest et du Nord. Dans chaque région, une commune a été retenue avec des villages comme sites pilotes d’intervention du projet pour la période de 2016 à 2018.

Jules César KABORE

Burkina 24



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