Justice : Les policiers révoqués marchent pour une « équité dans le traitement des Burkinabè »

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Devant la Direction générale de la police nationale (DGPN), la délégation des 136 policiers révoqués en 2012 a été reçue par le directeur général de la police nationale, Jean Bosco Kienou. A côté de lui, ses collaborateurs et une forte présence de la sécurité. Sous l’assaut des gouttes d’eau tombant du ciel, les révoqués accompagnés de certains épouses et enfants, ont marché de la Place de la nation (ou de la Révolution, c’est selon) jusqu’aux portes de la DGPN pour une principale revendication, leur réintégration.

« Nul n’est au-dessus de la loi », lit-on dans la déclaration remise au directeur général de la Police nationale le mercredi 28 juin 2017. Cette maxime fait référence aux dernières révélations suite à l’audit sur les Services payés (SP) au sein de la Police nationale. Des malversations financières ont été décelées, celles-là même qui avaient été dénoncées en 2011 sous la forme d’une mutinerie.

Devant Jean Bosco Kienou, le porte-parole des révoqués Mahamadi Tidiga a demandé d’une part que les « hauts gradés qui se sont rendus coupables de malversations soient traduits devant les juridictions compétentes » et d’autre part, que des enquêtes approfondies soient menées, sur le Service payé, pour couvrir des années antérieures à 2011 en sus de la principale revendication mentionnée plus haut.

 Pour toutes ces doléances, les révoqués ont demandé leur transmission au Président du Faso, Roch Kaboré. Chose que le directeur de la police a promis.

Les manifestants du jour ont, à demi-mot, fait cas d’une justice à double vitesse parce que, affirme Mahamadi Tidiga, « c’aurait été des assistants de police (épinglés), des sanctions seraient déjà prises à leur encontre avant même qu’une enquête préliminaire ne soit ouverte. Il faut qu’il y ait de l’équité dans le traitement des Burkinabè ».

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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