Salifou Diallo : « Sur Internet, on dit tout et n’importe quoi sans preuve»

598 0

Le 21 juin 2017, sur les réseaux sociaux, Lengha Fils, à l’état civil Harouna Dabré, Burkinabè vivant au Canada, a fait des révélations sur la gestion du ministère des infrastructures dirigé par Éric Bougouma. Des révélations qui font état d’une pratique « mafieuse » dans la gestion de la chose publique. Il a mis au défi le ministre Bougouma de le contredire, preuve en main, si ses révélations sont fausses. Lors de la conférence de presse de l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle, ce dimanche 2 juillet 2017, Salifou Diallo s’est prononcé sur l’affaire des deux écoles construites à des centaines de millions de FCFA et aussi sur les accusations faites par le web-activiste. Quelques extraits.

« On fait des accusations contre des ministres, parce que sur les réseaux Internet, quelqu’un aurait dit qu’un ministre a créé un compte parallèle. Je vous dis que c’est faux. Ils n’ont qu’à envoyer la moindre preuve. Nous, au niveau de notre parti, nous avons fait le contrôle interne. Nous demandons à celui qui a la preuve du contraire, d’apporter et nous allons sanctionner le ministre. Si des responsables politiques se résignent à s’appuyer maintenant sur des mensonges sur Internet pour prendre comme vérités, il faut vous inquiéter.

Parce que sur Internet, on dit tout et n’importe quoi à la fois sans preuve. C’est la place des lâches qui ne peuvent pas avancer à découvert. Celui qui a des preuves, dans n’importe quel dossier, qu’il les pose en justice. Il est trop facile de vouloir décourager les ministres. Si un ministre trempe sa barbichette dans la soupe, il faut nous amener les preuves et on va le dénoncer d’un commun accord… Parce qu’un certain Lengha Fils…

C’est trop facile d’aller se cacher en Europe ou au Canada et écrire sur la toile des bêtises parce que justement, ces amis politiques ici, eux peuvent pas le faire parce qu’ils savent que c’est des mensonges. Nous disons qu’il n’y a pas de compte parallèle. Ensuite, on dit qu’on a construit deux salles de classes à plus de 260 millions. C’est faux. C’est deux étages qui ont été réalisés. Je crois que le gouvernement a rectifié… Donc, l’un dans l’autre, nous demandons à notre peuple de rester serein ».

Et de continuer un peu plus loin

« Vous parlez de Monsieur Lengha Fils. Si vous avez fait un peu de droit, la charge de la preuve appartient à l’accusateur. C’est Lengha Fils qui doit apporter la preuve qu’il y a matière à réprimer. C’est pourquoi nous recommandons que s’il y avait une preuve, il faut les mettre sur la table. Ce n’est pas à l’accusé d’apporter la preuve.

Tout citoyen qui a la preuve d’une malversation dans le cadre de ces projets-là, peut s’adresser à l’Autorité supérieure de lutte contre la corruption et l’opinion publique. Ce que nous récusons, c’est les accusations calomnieuses, tendancieuses sur les réseaux sociaux. Comme je l’ai dit, c’est très facile de se masquer dans les réseaux sociaux et accuser les gens.

Cela ne freinera jamais l’action de la majorité présidentielle. Nos parents qui sont dans les provinces n’utilisent pas les réseaux sociaux. Ils n’attendent pas de savoir qu’est ce qui se passe sur le net. Ils attendent de savoir quand est-ce qu’ils auront de l’eau potable, des CSPS, des routes pour évacuer leurs produits. Voici la priorité des priorités:  c’est notre peuple. Ceux qui s’amusent sur le Net, ça c’est leurs affaires ».

Propos recueillis par Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *