Bil Aka Kora : De nouveaux « Djongo » en préparation

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20 ans de carrière musicale, c’est ce que compte le roi de la «Djongo» musique. Il faisait ses premiers pas sur la scène avec son premier album sorti en 1998 nommé « Douatou », le titre de la chanson qui lui a valu le nom de « faiseur de pluie ». Auteur-compositeur-interprète, Bil Aka Kora est né en 1971 à Pô au Burkina Faso. Il allie dans sa musique  rythmes traditionnelles de l’ethnie « kasséna » et musiques contemporaines (jazz, blues, reggae). Il totalise 5 albums et est actuellement en pleine préparation du 6e après une célébration de 20 ans de carrière marquée par un retour aux sources.

Pendant 48 heures, l’artiste a communié avec ses parents autour des us et traditions de la région avant de les gratifier d’un concert live au stade municipal de Pô.

 Un mois après, le maître de la «Djongo» musique retourne au studio pour la préparation de  son album prochain. Déjà deux de ses créations ont été présentées à ses fans ce samedi 1er juillet 2017.

 

Burkina24

Un album qui s’annonce haut en couleur avec de grands noms. Fabrice Devienne, ce pianiste français venu pour l’occasion l’accompagnait. Et le « Djongo » revient encore.

Le « Djongo », cette danse traditionnelle du pays « Kassena» dont l’artiste a su s’approprier et faire la promotion au point de donner le nom à tout ce qu’il fait. Son orchestre se nomme le «Djongo club », « Djongo diffusion» désigner la maison de production et de distribution et les nuits « Djongo » qualifient les soirées dédiées spécialement aux musiques traditionnelles. Le nom a franchi les frontières du Burkina avec le «vin Djongo » produit en France .

Ses pairs lui témoignent une reconnaissance.  « Franchement, je ne sais pas là ou j’étais ce soir. Je n’ai pas pu me retenir. Je suis monté sur le podium et j’ai dansé avec lui. On a fait l’enfance ensemble. J’ai vu ses débuts dans la musique. Mais aujourd’hui, c’est une fierté pour nous tous. Il n’y a pas un seul de ses titres que je ne connais pas. Quand il chante, je chante avec lui », dit Firmin Odiobou, un de ses cousins.

Bil Aka Kora et son père

Que des bénédictions formulées à son endroit par son géniteur. « Pour moi, c’est qu’il aille au-delà. Mais qu’il soit toujours fier de ses origines. Au départ,  je n’étais pas d’accord qu’il fasse la musique. Mais aujourd’hui, je ne peux qu’être fier de lui.“, explique son père Mahama Bilgo. 


Quelques anecdotes sur l’artiste

Bil a toujours été très poli à la maison à son enfance. Quant à ce qu’il est dehors, je ne peux le savoir.

A l’âge de 12 ans, en allant au champ un jour, il m’a dit qu’il voulait se marier à une Blanche. Je lui ai demandé pourquoi il voulait se marier à une Blanche alors qu’on n’a pas de Blanche ici. Il m’a dit que c’est qu’il veut faire.

Ensuite, un autre jour il m’a dit qu’il va faire pleuvoir sur mon champ et laisser celui du voisin. Aujourd’hui, je vois que tout ce qu’il m’a dit est en train de se réaliser.

Moi je ne peux que demander à Dieu d’ouvrir les voies pour lui, parce que tout ce qu’il a dit, il l’a fait. Il a chanté le morceau  Douatou pour implorer la pluie. Il s’est marié à une Blanche. Il est devenu musicien. Donc je ne peux qu’être comblé ».

Mahama Bilgo, père de l’artiste


Revelyn SOME

Burkina24

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