Blaise Compaoré n’a pas de problème avec Roch Kaboré, « c’est avec le peuple burkinabè »

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Roch Kaboré serrerait volontiers la main de Blaise Compaoré. Mais pour cela, il faudrait « un rendez-vous ». Et cela n’est pas encore à l’ordre du jour ni opportun, affirme le Président du Faso. Il en est de même pour la libération de Djibrill Bassolé.

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Le Président du Faso Roch Kaboré n’a pas rencontré son prédécesseur lors de ses multiples visites en Côte d’Ivoire où l’ancien Chef d’Etat vit en exil. Il n’a pas jugé cela opportun et sa position n’a pas changé quand il l’a réitérée aux quatre médias qui l’ont interviewé.

« En tous les  cas, je ne vois pas la raison pour laquelle, en séjour en Côte d’Ivoire,  je rencontrerai Blaise Compaoré ; pour lui dire quoi d’ailleurs ?», interroge le chef de l’Etat. Mais lui serrera-t-il la main s’ils se rencontrent ? «On va se rencontrer où ?  Si on se rencontre, je le saluerai mais je ne sais pas où nous allons nous  rencontrer. S’il n’y a pas de rendez-vous, je ne vois pas comment on va faire pour se serrer la main», répond l’interviewé.

Mais il a cependant insisté à plusieurs reprises dans l’interview que «ce n’est pas un problèmes de personnes», «mais de principe».  «Pour moi, le plus important, c’est que chacun doit, dans les actes qu’il a posés, assumer ses responsabilités. Ce n’est pas avec Roch  Marc Christian Kaboré qu’il  y  a  un problème, mais c’est  avec le  peuple burkinabè.  En allant voir Blaise Compaoré, ça n’enlève rien au problème  pour lequel  le Burkina Faso et le peuple demandent des comptes.

Pour l’instant, en tout cas,  je ne vois pas l’intérêt d’une  rencontre. Je considère que le plus important, pour lui, aujourd’hui, comme les autres le font d’ailleurs, c’est de venir assumer ses responsabilités vis-à-vis du peuple burkinabè». 


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Roch Kaboré a toutefois trouvé à redire sur la décision qu’a prise Blaise Compaoré de prendre la nationalité ivoirienne.  «Qu’il soit devenu Ivoirien, c’est son choix. Pour ma part, je considère  qu’après avoir été président d’un pays 27 années durant, qu’on décide de changer ensuite de nationalité,  c’est un peu difficile à avaler».

Le cas Bassolé

Sur un autre sujet, interrogé, le Chef de l’Etat a réagi sur l’avis du groupe de travail de l’ONU qui a demandé la libération de Djibrill Bassolé, incarcéré dans le cadre du putsch de septembre 2015. Roch Kaboré dit être surpris de cet avis car le Burkina, selon lui, est dans la légalité dans cette procédure.

Révélant que le pays a subi de «nombreux lobbying et de pressions» sur cette affaire, le Président du Faso a laissé entendre que la procédure suivrait son cours dans ce dossier.  «Nous sommes signataires d’un certain nombre d’accords internationaux mais au regard des faits qui sont reprochés à Djibrill Bassolé, il a des comptes à rendre au peuple burkinabè. Cela me semble plus important. Nous sommes dans l’axe de la tenue de ce procès qui sera un procès équitable et respectant les normes du droit international. C’est ce qui est important pour moi», a terminé Roch Kaboré.

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Rédaction B24

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3 commentaires

  1. il est grand temps que la France abandonne définitivement ces pays qui coûtent beaucoup en argent et en vies de soldats, et qu’elle les laisse enfin prouver qu’ils sont des pays évolués et indépendants.

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