Simon Compaoré parle aux Kolwéogo du Centre-Sud et du Centre-Est

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Le ministre de la sécurité, Simon Compaoré a organisé une tournée pour s’enquérir des conditions de travail dans les différents commissariats de police et des brigades de gendarmerie. Il s’est également entretenu avec les structures communautaires de sécurité villageoise dans la région du Centre-Sud et du Centre-Est. C’était ce samedi 29 juillet 2017.

Lors de cette sortie du ministre en charge de la sécurité, Simon Compaoré, à chaque escale, les structures communautaires de sécurité étaient présentes avec les policiers pour son accueil. Simon Compaoré n’as pas manqué d’occasion pour les rappeler à l’ordre.

Simon Compaoré face aux Kolwéogo

Il a laissé entendre que  c’est la valeur ajoutée de cette sortie. « Il n’est pas  prévu au cours de cette sortie de rencontrer les Dozos et les Kolwéogo. Ces forces se sont invitées et nous en sommes très heureux. Ce qui montre qu’elles reconnaissent l’autorité de l’Etat. Cela a été une opportunité pour nous de leur dire de ce que nous attendons de ces forces et ce qu’il faut éviter », a fait comprendre le ministre de la sécurité.

Jean Paul Maré, Kolweogo à Zabré dans la région du Centre-Est

Jean Paul Maré, Kolweogo à Zabré dans la région du Centre-Est, a expliqué que le nombre des kolwéogo est estimé au 2/3 de la population. « Nous lutons exclusivement contre le vol. Ce n’est pas de gaieté que nous avons mis en place cette structure. Depuis 30 ans, nous ne pouvons pas élever ici. Pourtant, nous ne faisons que de l’élevage » a-t-il expliqué.

« Nous travaillons avec la police. Mais nous déplorons le fait que quand nous  procédons à des arrestations, le prévenu est vite libéré. Nous ne sommes pas contre la police. Mais quand nous interpellons la police pour un cas de braquage, elle nous demande les types d’armes dont disposent les brigands. Nous ne connaissons pas les noms des armes car nous sommes des civils. Nous travaillons également avec les Dozos pour une lutte collective contre le banditisme. Mais tant qu’on ne brutalise pas les délinquants, ce dernier ne va pas avouer sa forfaiture », a-t-il conclu.

Jules César KABORE

Burkina 24

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