Café Istanbul : Le plus jeune défunt avait 15 ans, un deuil de 72 heures décrété

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L’attaque du Café Istanbul a fait 18 morts, dont le plus jeune était âgé de 15 ans, et 22 blessés dont des enfants.  Le Président du Faso a décrété un deuil national de 72 heures.

22 personnes ont été blessées, dont des enfants, à l’issue de l’attaque du Café Istanbul les 13 et 14 août 2017, a indiqué Maiza Sérémé dans l’après-midi du lundi lors d’une conférence de presse. Parmi les blessés, il est également noté 5 éléments des forces de défense et de sécurité.

Le nombre de décès est de 18, dont 15 de 8 nationalités ont été identifiés. Trois défunts sont en cours d’identification. A noter que la plus jeune des personnes décédées avait 15 ans.

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Les assaillants étaient au nombre de deux, très jeunes et de peau noire et claire. Ils sont venus sur une seule moto et ont ouvert le feu dès leur arrivée devant le restaurant. Chacun des terroristes était armé de fusil Ak47 et munis de nombreux chargeurs. Ils ont riposté aux tirs des forces de défense et de sécurité avant d’être neutralisés dans l’arrière boutique, a indiqué le procureur. 

Similitudes

De nombreuses similitudes ont été notées entre l’attaque du 15 janvier 2016 et celle du 13 août 2017, à la seule différence, indique Maiza Sérémé, que les terroristes n’ont pas utilisé de liquides inflammatoires, de grenades et sont venus à moto et non dans une voiture. Mais elle note qu’ils connaissaient très bien les lieux. 

Une enquête a été ouverte pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, assassinat tentative d’assassinat, détention illégale d’armes  à feu et de munitions, destruction volontaire aggravée de biens,   le tout en relation avec une entreprise terroriste  contre X».  Un appel à témoin a été lancé à l’endroit des populations afin d’aider à identifier d’autres auteurs, des complices et des facilitateurs éventuels de l’attaque. 

Enlèvement des corps

Le Procureur du Faso a enfin informé à l’endroit des familles des personnes décédées que tous les corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital du district de Bogodogo. «Un communiqué les invitant à l’identification des corps et à l’enlèvement sera diffusé ultérieurement», a terminé Maiza Sérémé.

Quant aux propriétaires de moyens roulants et autres biens retrouvés sur le lieu de l’attaque, ils sont invités à se rendre à la gendarmerie nationale au camp Paspanga.

Deuil de 72 heures

Le Président du Faso a décrété un deuil de 72 jours allant du 14 au 16 août 2017 en mémoire des victimes de l’attaque. Les drapeaux seront mis en berne et les réjouissances populaires et manifestation à caractère récréatif interdites. 

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina24

 



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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Il y a 2 commentaires

  1. Le Burkina Faso qui était resté longtemps à l’abri des attaques terroristes, a été naturellement surpris par la barbarie de ces fous des temps modernes en 2015 et 2016 .Lesquels, ont ensanglanté l’avenue Kwamé N’Krumah à Ouagadougou et le nord du pays. Mais les Forces de Défense et de Sécurité(FDS) ont su s’adapter à cette guerre asymétrique pour des ripostes vigoureuses contre certaines de ces bandes armées à travers l’opération tripartite Panga (Burkina, Mali, forces françaises Barkhane).Les responsables burkinabè en charge de la sécurité, notamment le ministre d’Etat, ministre de la sécurité, Simon Compaoré a bien noué des accords de coopération avec des pays voisins dans l’optique d’une mutualisation des forces de renseignement et de combat contre le terrorisme. Il est à souligner que c’est grâce aux renseignements stratégiques des FDS burkinabè, que Barkhane a pu surprendre des terroristes dans leurs refuges dans la zone frontalière entre le Burkina et le Mali. Les services de sécurité (police, gendarmerie) ont également bénéficié de formation appropriée sur la lutte anti-terroriste avec l’appui de partenaires au développement et cela a abouti à la création d’une unité spécialisée pour sécuriser Ouagadougou et environnants avec des possibilités d’interventions dans d’autres localités du territoire en cas de besoin. Fait remarquable, l’appel des responsables de la sécurité à la collaboration nécessaire entre les civils et les FDS pour des renseignements, a été aussi compris. Ainsi, c’est grâce aux alertes citoyennes dans la province de la Kossi, qu’un groupe de probables terroristes dans un tricycle, été mis en déroute par les forces de sécurité, sans qu’il n’y ait eu mort d’hommes en juillet 2017. Ce sont là autant de motifs de satisfaction légitime que les citoyens burkinabè peuvent éprouver à l’égard des FDS. Mais, le cap de la vigilance doit être maintenu et renforcé, afin de venir définitivement à bout des terroristes à un moment, où leurs présumés soutiens financiers au plan international, sont entrés dans une zone de turbulence avec des dénonciations multiples. Les citoyens peuvent aussi téléphoner gratuitement aux numéros suivants pour signaler tout cas suspect ou d’attaque : 17(police) ,16(gendarmerie) ,1010 (service de veille de la sécurité).

  2. Le terrorisme étant une guerre asymétrique et un fléau des temps modernes, il importe que les forces de sécurité soient mieux outillées pour faire face à ce combat. La formation continue s’avère donc une nécessité à cet effet. Le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré a bien été inspiré pour initier une formation spéciale anti-terroriste à l’attention d’éléments de la police et de la gendarmerie pour une meilleure intervention en cas de menaces terroristes à Ouagadougou et environnants. Cette unité spéciale pouvant se déporter dans d’autres localités du Burkina en cas de besoin, cela est une bonne mesure sécuritaire à saluer. L’unité spéciale a prouvé son professionnalisme par une intervention rapide qui a permis de boucler la zone et d’abattre les 2 assaillants du restaurant Aziz Istanbul le 13 Août 2017.A la différence de l’attaque du restaurant Cappuccino et de l’hôtel splendid le 15 janvier 2016, il avait fallu l’intervention des forces armées françaises et américaines auprès de celles du Burkina, pour venir à bout des terroristes. La performance des forces burkinabè de sécurité a été reconnue pour l’opération anti-terroriste du 13 Août 2017.Le président du Faso a salué cette bravoure, de même que le chef de file de l’opposition politique(CFOP) burkinabè. Le président français a également salué cette efficacité. Ce mérite généralement reconnu, est à l’honneur du ministre de la sécurité, Simon Compaoré, qui ne ménage aucun effort pour galvaniser les forces de sécurité (police, gendarmerie), tout en veillant à leur formation et équipement. Merci à tous les partenaires techniques et financiers qui soutiennent le secteur de la sécurité au Burkina Faso. Le terrorisme est un fléau mondial et chaque pays doit s’organiser au mieux pour contrer cette menace. Le Burkina est sur la bonne voie.

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