Madagascar : La peste pulmonaire fait des victimes

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Le Ministère de la santé a annoncé à l’AFP que cinq personnes étaient récemment décédées de la peste pulmonaire. Les autorités sanitaires du pays s’évertuent à rassurer les populations.

Officiellement 22 cas suspects de peste pulmonaire ont été dépistés. Cinq personnes sont décédées.

La panique a gagné la population malgache, surtout au niveau de Tamatave (est) qui n’a pas connu la peste depuis 100 ans”, quoi que “depuis lundi (11 septembre 2017), aucun décès dû à la peste n’a été signalé”, a rappelé le professeur Willy Randriamarotia, le directeur de cabinet du ministère de la Santé à l’AFP.

Les pharmacies dans les principales villes du pays y compris la capitale Antananarivo sont prises d’assaut par les populations craignant une contamination, rapportent les médias malgaches.

“Ça a créé la panique du fait de la mobilité de la peste”, a confié le cadre de le santé, ajoutant qu’à ce jour, entre 250 et 300 personnes ont été traitées par l’Etat pour empêcher la propagation de la maladie.

“La personne qui a véhiculé initialement la maladie l’a attrapée à Ankazobe (centre). Elle est décédée dans un taxi-brousse, le 28 août, dans la ville de Moramanga, en essayant de rejoindre Tamatave. En chemin, elle a contaminé deux passagers, décédés à Tamatave début septembre. Deux autres personnes, entrées en contact avec les malades, ont succombé dans la province d’Antananarivo”, a expliqué Africanews.

Depuis 1980, la peste fait figure d’une épidémie annuelle à Madagascar. Ainsi, la saison pesteuse part d’octobre à mars sur la Grande Île, coïncidant avec la saison des pluies, la tradition de “retournement des morts” et la recrudescence des feux de brousses, selon le ministère de la santé.

La bactérie de la peste se développe chez les rats et est véhiculée par les puces. Chez les êtres humains, la forme bubonique de la peste, c’est-à-dire, l’inflammation des ganglions lymphatiques, se soigne si elle est prise en charge à temps, avec des antibiotiques. Toutefois, la forme pneumonique qui est transmissible par la toux, peut être fatale en seulement 24 à 72 heures.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                             Burkina24

Source: AFP

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