Togo : Pouvoir et opposition dans la rue

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Le pouvoir et l’opposition togolaise sont descendus, ce mardi 19 et mercredi 20 septembre dans les rues dans la capitale Lomé et plusieurs autres villes du pays pour mettre fin à l’illimitation des mandats présidentiels pour les uns  et pour soutenir la Constitution en vigueur pour les autres.

Le parlement togolais n’a pu faire adopter le projet de loi portant réformes constitutionnelles. Ainsi sur les 91 inscrits, 62 voix pour, 0 contre et 1 abstention. « Le vote est acquis à la majorité des 2/3. Cela oblige le gouvernement à en tirer toutes les conséquences, à savoir le recours au référendum afin de redonner la parole au peuple souverain », a déclaré Dama Dramani, le président de l’Assemblée nationale.

Conformément  à l’article 144 de la Constitution togolaise, cette loi passera à la loupe du peuple togolais par un référendum. Le texte dispose en effet que « le projet ou la proposition de révision est considéré comme adopté s’il est voté à la majorité des quatre cinquièmes des députés composant l’Assemblée nationale. À défaut de cette majorité, le projet ou la proposition de révision adopté à la majorité des deux tiers des députés composant l’Assemblée nationale est soumis au référendum ».

Les députés de l’opposition ont boycotté le vote car exigeant le « retour au texte originel de 1992 » à travers l’alinéa 2 de l’article 59.

« Il ne sert à rien de dépenser l’argent du contribuable pour organiser un référendum. Je suis d’avis avec plusieurs analystes que la réforme du système électoral est tout aussi importante que la révision de la Constitution, laquelle doit comporter des dispositions importantes sur la Ceni », explique Mohamed Madi Djabakate, président du Conseil d’administration du Centre pour la gouvernance démocratique et la prévention des crises (CGDPC), pour qui la recherche d’un compromis entre les deux camps doit être la priorité en ce moment.

Pour éviter que le pays ne tombe dans le chaos, des voix s’élèvent pour appeler les acteurs politiques togolais à la retenue et à l’apaisement.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                   Burkina24



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