Enseignement au Burkina : Des élèves stagiaires réclament leur mandatement

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 Le comité de suivi du mandatement des sortants de l’ENS-UK /IDS (CSM -ENS -UK/IDS) a organisé une conférence de presse ce 25 septembre 2017 à Ouagadougou pour exprimer les difficultés liées à leur mandatement.

 «Nous exigeons du gouvernement notre mandatement effectif et intégral avant la rentrée 2107-2018 », ont déclaré les responsables du  comité de suivi du mandatement des sortants de l’ENS-UK /IDS, lors d’un point de presse ce lundi.  Salif Nignan, professeur de français, membre du comité, indique « si le gouvernement voulait nous mandater il l’aurait fait » car, dit-il, « le ministère a eu suffisamment du temps de vérifier les dossiers ».

La formation des élèves stagiaires de l’IDS et de l’ENS /UK a pris fin pendant l’année scolaire 2016-2017 avec l’admission au stage pratique suivie de leur intégration. Et le dépôt des dossiers d’intégration a marqué la suspension des pécules de stagiaire à l’école de formation. Mais « cela fait exactement deux mois que les anciens stagiaires que nous sommes  n’ont perçu aucun sou», déclare  Salif Nignan.

Au regard de la lenteur du traitement des dossiers le comité trouve que « c’est une négligence de la part du ministère », car, après quelques rencontres, il allait y avoir «une première session de leur traitement du 10 au 19 septembre 2017 ».  Le traitement de leurs dossiers n’étant pas fait, le comité a adressé une demande d’audience en date du 19 septembre 2017 au ministre de l’éducation nationale  pour comprendre la situation des dossiers et l’appeler à faire diligence. Mais ils n’ont reçu aucune réponse du MENA en rapport avec leur demande.

Près de 3 000 stagiaires sont dans cette situation de mandatement et le comité affirme que, « la rentrée scolaire, c’est dans une semaine et si rien n’est fait, il est évident que sans le moindre sou, nombreux sont nos collègues qui manqueront de moyens pour rejoindre leur poste respectif».

Le comité ne comprend pas pourquoi au niveau de l’enseignement il y a toujours le problème de mandatement. Il affirme que « l’éducation est une urgence qu’on doit résoudre ». Ils prévoient des meetings, des grèves ou d’autres manifestation si rien n’est fait pour régler la situation de leur mandatement.

Alice THIOMBIANO (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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