Procès de Gbagbo à la CPI : Ce que Philippe Mangou a dénoncé

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Le Général Philippe Mangou, L’ex-chef d’Etat-major de l’armée (CEMA) ivoirienne sous Laurent Gbagbo, comparaît depuis la matinée de ce lundi 25 septembre 2017, en qualité de témoin dans le procès de ce dernier et de Charles Blé Goudé à la CPI, à la Haye au Pays-Bas. Il s’est montré particulièrement virulent à l’endroit des généraux Edouard Kassaraté et de Brédou M’bia, respectivement ex-Commandant Supérieur de la gendarmerie et  ex-directeur général de la Police qui selon lui n’ont pas joué franc-jeu envers lui et le président Laurent Gbagbo.

’Au moment où on avait besoin d’effectifs pour travailler sur le terrain, le général Kassaraté de la gendarmerie et le directeur général de le Police, n’ont pas joué franc-jeu. Non pas que les gendarmes et policiers n’ont pas voulu travailler. Ils étaient sur le terrain. Mais le problème était au niveau des chefs qui ne voulaient pas fournir d’effectif’’, a révélé l’ancien Chef d’Etat-Major de l’Armée ivoirienne.

Il a nuancé ses propos qui selon lui ne sont pas à traduire que les généraux Kassaraté et Brédou étaient “du camp adverse” en l’occurrence, celui soutenant l’actuel président Alassane Ouattara. Le général Philippe Mangou a indiqué que ces généraux surfaient sur un fil à la recherche d’une terre ferme pour poser les pieds’’, a-t-il exprimé pour décrire la duplicité de ses deux collaborateurs au plus fort de la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 en Côte d’Ivoire. 

Le général Philippe Mangou a, par ailleurs, fustigé l’attitude de certains de ses collaborateurs, notamment, le général Dogbo blé Dénis, anciennement commandant de la Garde Républicaine, pour son zèle dû à sa promotion et sa proximité avec l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo.

Parlant de l’ex-première-dame ivoirienne, Simone Gbagbo, le général Philippe Mangou a indiqué n’avoir pas de contacts particuliers avec elle et s’est souvenu de la seule séance de travail avec elle relative aux attaques d’Anonkoua Kouté, sous-quartier de la commune d’Abobo à l’Est d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

‘’Elle m’a convoqué à la résidence où à mon arrivée j’ai trouvé les autres officiers généraux. Elle me demandait des comptes et me demandait quelles dispositions allons-nous prendre ? Je lui ai répondu que nous essayons de gérer les blessés et que nous nous en chargeons’’, a-t-il témoigné.

A 65 ans, le charismatique général Philippe Mangou est présentement le chef de la mission diplomatique ivoirienne au Gabon. Son témoignage, très attendu et très suivi, devrait durer le long de cette semaine.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                     Burkina24

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