Exploitation forestière : Un business local

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Le comité de pilotage du projet « gouvernance locale des ressources forestières dans la commune de Pô » a organisé une sortie. Elle visait à faire le point de l’évolution des activités sur le terrain. C’était ce mardi 26 septembre 2017 à Pô dans la région du Centre-Sud.

De nos jours, les forets sont  en train de disparaître. C’est pourquoi le projet « gouvernance locale des ressources forestières dans la commune de Pô», piloté par l’ONG Tree Aid, vise à permettre aux populations locales de s’impliquer dans leur préservation.

Selon Tree AID, ce projet vise à contribuer au développement des économies locales et à lutter contre la pauvreté à travers la régénération des forêts. Egalement, à améliorer les revenus par l’exploitation des produits forestiers non ligneux, la réduction des conflits liés à l’exploitation des ressources forestières et à la restauration du couvert végétal.

La visite sur le terrain

Les zones forestières concernées sont Bourou et Kampala soit une superficie de 3474 ha et 11 villages dans la région Centre-Sud. Dans le cadre de ce projet, ce sont des activités comme la mise en place d’un comité de surveillance pour la sécurisation des forêts, de gestion et des groupes d’entreprises forestières qui y sont menées.

L’Ambassade de la Suède au Burkina Faso finance le projet. «Il existe une concurrence entre l’agriculture, l’élevage et la foresterie. Il faut créer des incitations économiques à la population locale pour qu’elle soit intéressée et investir dans la forêt », a fait comprendre le conseiller environnement/agriculture à l’ambassade du Suède, Göran Björkdahl.

Il a également précisé que c’est environ 3 millions d’euros que la Suède a mis pour cette première phase qui court jusqu’en 2018. Georges Bazongo, directeur des opérations de l’Afrique de l’Ouest pour Tree Aid, a laissé entendre qu’ « on assiste à la création d’entreprises qui exploitent le karité, le néré, le miel qui génèrent des revenus pour les ménages pour la communauté et pour l’ensemble de tous les acteurs qui sont impliqués ».

Il a expliqué que pour les femmes qui sont impliquées dans la transformation du néré en « soumbala », chaque trois mois, elles font au minimum un bénéfice de 150 000 F CFA qu’elles se partagent entre 32 membres. Soit plus de 600 000 F CFA l’année.

Georges Bazongo, directeur des opérations de l’Afrique de l’Ouest pour Tree Aid

Il a pris aussi  l’exemple du miel : « La demande est tellement forte qu’elles n’arrivent pas à couvrir les besoins et le litre fait 5 000 F CFA ». Les gains engrangés par l’exploitation forestière entre dans l’utilisation alimentaire, la scolarisation, l’habillement, la santé, l’habitat, etc. Dans le cadre de ce projet, ce sont 29 entreprises forestières qui ont été mises en place avec un potentiel économique de plus de 9 milliards de F CFA et un potentiel de plus de 6 000 emplois.

Adaoubou Azara, productrice de beurre de karité, a révélé qu’en une année, elles peuvent produire une tonne de beurre de karité. « Avec ce projet, beaucoup de choses ont changé dans notre vie », a-telle ajouté. En rappel, Tree Aid est une ONG britannique qui intervient au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Ghana, présente dans la commune de Pô, dans la région Centre-Sud, depuis 2007 dans la promotion de bonne pratique dans la gestion forestière

Jules César KABORE

Burkina24

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