Lobbying pour le droit à l’alimentation : Des “YEH” se forment à Ouaga

458 0

Dans le cadre de son plan stratégique 2016-2020, l’ONG Hunger Free World (HFW) veut entreprendre des actions de sensibilisation et de plaidoyer pour le maintien du droit à l’alimentation dans la nouvelle constitution du Burkina Faso. Elle a organisé à cet effet ce mardi 26 septembre 2017, un atelier à l’intention des YEH, les jeunes volontaires contre la faim.

Le droit à l’alimentation est inscrit dans l’avant-projet de la Constitution du Burkina et pour qu’il y soit maintenu, l’ONG Hunger Free World a commencé son lobbying.

Elle forme à cet effet les jeunes volontaires de son réseau YEH (Youth Ending Hunger) afin de leur permettre de contribuer à sensibiliser le public et interpeller sur la constitutionnalisation du droit à l’alimentation au Burkina.

Ces jeunes ont été formés sur la prise de parole pendant les débats télé, radio et en public.

Marius Parfait Zoungrana, chargé à l’organisation dans le mouvement YEH

Pour Marius Parfait Zoungrana, chargé à l’organisation dans le mouvement YEH, la formation est la bienvenue. Elle permettra de dynamiser la structure et renforcer les compétences des jeunes. « Etant jeunes, nous devons avoir des aptitudes pour les débats sur le terrain et ça se prépare maintenant », dit-il.

Elever ce droit à une loi constitutionnelle permet qu’il soit respecté, protégé et garanti et donne des moyens juridiques pour mettre la pression à l’Etat pour respecter ce droit.

L’inscription du droit à l’alimentation dans l’avant-projet de la Constitution a été par ailleurs due aux efforts de Hunger Free World et du mouvement des jeunes qui, en 2016 avaient convaincu des décideurs lors d’une conférence de la nécessité de la constitutionnalisation du droit à l’alimentation au Burkina.

Le combat ne s’arrêtera là, assure Joél G. Ouédraogo, chargé de la jeunesse à l’ONG Hunger free world au Burkina. « Nous comptons maintenir la pression et continuer la sensibilisation du public pour qu’on arrive à l’aboutissement de l’inscription dans la Constitution », dit-il.

Joèl G. Ouédraogo, chargé de la jeunesse à l’ONG Hunger free world au Burkina

Pour lui, il ne faut pas attendre une situation alarmante pour agir et les critères pour affirmer que le droit à l’alimentation est respecté sont l’accessibilité et l’adéquation et la disponibilité des aliments.

En rappel, Hunger Free World est une ONG créée en 2000 dont le siège est à Tokyo au Japon. Elle est présente dans cinq pays à travers les membres de son mouvement YEH et se donne comme objectif de libérer le monde de la faim.

Ses membres se positionnent en acteurs interpellateurs des Etats pour la réalisation effective du droit à l’alimentation. Cependant, ils s’adonnent à d’autres activités, la salubrité, la sensibilisation sur l’hygiène, le reboisement, entre autres.

Revelyn SOME

Burkina24

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *