Burkina : Les administrateurs civils en sit-in le 4 octobre

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Le Syndicat National des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs du Burkina Faso (SYNACSAB) a interpellé l’opinion publique sur son bilan de la mise en œuvre de sa plate-forme revendicative adressée  au ministère en charge de l’administration publique et territoriale.

Après la suspension de son mot d’ordre de grève des 26, 27, et 28 juillet 2017, le SYNACSAB a organisé une conférence de presse ce 30 septembre à Ouagadougou. Elle a pour objectif d’attirer l’attention de l’opinion publique sur le bilan concernant la mise en œuvre de la plate-forme revendicative.

Selon le secrétaire général national du SYNACSAB Adama Bidiga, la loi portant institution d’un corps préfectoral au Burkina Faso n’est toujours pas adoptée. Le décret portant modalités d’exercice de la fonction de secrétaire général de collectivité territoriale peine à être adopté et le décret portant organisation du gouvernorat, du haut-commissariat et de la préfecture n’est toujours pas opérationnalisé.

 «Nous avons été reçus par le ministre de l’administration publique et territoriale le 23 juin 2017, le 20 juillet 2017, où des promesses nous ont été faites. Mais à ce jour c’est un silence qui est servi au SYNACSAB », affirme le secrétaire général.

Ainsi, le SYNACSAB dénonce les nominations de complaisance et celles qui sont faites sans consultation préalable des promus, et la gestion « très opaque » des fonds alloués au fonctionnement des circonscriptions administratives. Il demande donc un audit sur la gestion de ces fonds de 2009 à 2016.

Le SYNACSAB s’insurge contre l’agression du secrétaire général de la mairie de Tensobentenga, province du Kouritenga par le premier adjoint au maire de la dite commune. Il exige une prise de sanction à l’encontre de cet élu local qui n’est pas à son premier forfait selon Adama Bidiga.

En guise de protestation, le SYNACSAB observera un sit-in de 72 heures à compter du mercredi 4 octobre au vendredi 6 octobre 2017 devant les gouvernorats, les hauts commissariats et l’immeuble du Faso à  Ouagadougou. Le sit-in sera suivi d’une grève de 72 heures si le syndicat n’obtient pas satisfaction.

Ismène KPEDJO (Stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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