« Ce n’est pas le rôle d’un commerçant de demander la libération des généraux »

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L’Union provinciale des commerçants du secteur informel et ouvriers du Kadiogo, a tenu un point de presse ce samedi 30 septembre 2017 à Ouagadougou pour s’exprimer sur les demandes de libération des généraux détenus.

Le 21 septembre 2017, le collectif des associations de commerçants et ouvriers du Kadiogo (CACOK) a tenu une conférence de presse dont l’objet était la libération « inconditionnelle et sans délai » des généraux, Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré.

« C’est une immixtion du collectif dans les affaires judiciaires, dont l’indépendance et la sérénité sont les garantes de toute démocratie véritable », a estimé le Président de l’Union provinciale des commerçants du secteur informel et ouvriers du Kadiogo, Boubacar Kouanda.

Les membres de l’Union provinciale des commerçants du secteur informel du Kadiogo

Il fait comprendre que le CACOK doit demander pardon aux parents des victimes du putsch manqué de septembre 2015. Egalement, l’union demande à la justice Burkinabè de poursuivre en toute sérénité sa mission républicaine, notamment la justice pour les victimes, la lumière sur les crimes économiques et de sang.

 « Nous saluons la tenue effective de l’audience de confirmation des charges contre les généraux  incriminés, jalon indéniable d’une justice certes lente mais implacable », a lancé Boubacar Kouanda.

« Ce n’est pas le rôle d’un commerçant de demander la libération des généraux », a-t-il conclu. En rappel, le Général Djibrill Bassolé est actuellement détenu à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) depuis septembre 2015 au Burkina Faso.

Jules César KABORE

Burkina 24



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