Burkina : Incursion dans les plaines rizicoles de Boulbi, Mogtédo et Zoungou

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Boulbi, Mogtédo et Zoungou ont bénéficié du Programme d’appui à la modernisation des exploitations agro-pastorale familiales (PAMEFA) – Volet production du riz depuis l’implantation du projet en mars 2015. Tirant vers sa fin, une sortie de presse a été organisée par l’ONG Oxfam les 29 et 30 septembre 2017. Sur ces plaines rizicoles, les producteurs sont unanimes, avec l’implantation du PAMEFA, la production a augmenté et l’écoulement du riz produit au Burkina s’effectue plus aisément.

A Mogtédo, un département du Burkina Faso situé dans la province du Ganzourgou dans la région du Plateau-Central, le Programme d’appui à la modernisation des exploitations agro-pastorales familiales (PAMEFA), dans son implantation, a misé sur la formation des groupements de femmes exerçant l’étuvage et la commercialisation et, pour les producteurs, la réhabilitation des périmètres rizicoles.

Au-delà des formations, explique Ramata Kaboré, gestionnaire du Centre d’étuvage de riz de Mogtédo (190 femmes y travaillent), PAMEFA a été d’un grand secours pour les femmes du centre qui ont bénéficié de bascules, de fours, de trieuse, de groupe électrogène, d’emballages pour la commercialisation du riz.

Lire 👉 Production du riz local: Oxfam donne un coup de main dans la fourmilière

Ainsi, depuis la création du centre en 2013, la production du riz étuvé du centre est allée crescendo. En 2014, celle-ci était de 150 tonnes, 200 tonnes en 2015, 270 tonnes en 2016 et pour cette année 2017, la production tend vers 300 tonnes. Cette embellie est liée au protocole d’accord signé avec la Coopérative rizicole et maraichère de Mogtédo. Créée en 1968, soit 5 ans après  la mise en place du barrage à Mogtédo, la coopérative a également bénéficié des œuvres du PAMEFA depuis 2015.

15 hectares ont été récupérés en 2016, les eaux sauvages ont été domptées par un système de canalisation et de digue, un magasin de 250 tonnes a été construit ainsi qu’une aire de battage. Par ailleurs, les producteurs ont été formés en techniques de riziculture et de production de composte, relate Barthélémy Kaboré, Secrétaire général de la Coopérative rizicole et maraîchère de Mogtédo.

« La coopérative est très satisfaite », indique-t-il. Avec les formations, la production du paddy (riz non décortiqué) est passée de 4 tonnes à 5 ou 6 tonnes par hectare.  A noter que la coopérative compte 378 membres.

Vidéo – Le PAMEFA réalisé à près de 90% 

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L’augmentation de la production du paddy offre ainsi une plus grande opportunité aux femmes de Mogtédo qui, de plus en plus, obtiennent des commandes institutionnelles. Elles vendent le riz à l’Etat et à d’autres organismes même si, confie Ramata Kaboré, le paiement se fait souvent en retard. Cette ouverture au marché institutionnel fait partie des objectifs du projet qui a mené un plaidoyer auprès des autorités pour l’achat du riz paddy et étuvé par les institutions.

A Mogtédo, la chaine de commercialisation est établie. Les producteurs du paddy revendent intégralement leur production au centre qui, une fois le riz étuvé, le remet sur le marché de la consommation. « La production (du riz étuvé) ne suffit pas », informe la gestionnaire du Centre.  

Le même schéma a été reproduit avec succès à Boulbi, localité située à quelques encablures au sud de Ouagadougou. Dans cet élément vidéo, les exploitants familiaux (349 producteurs) de la plaine rizicole de Boulbi et les étuveuses de riz (250) installées à Komsilga racontent leur collaboration et les apports du Programme d’appui à la modernisation des exploitations agro-pastorale familiales (PAMEFA) – Volet production du riz.

Vidéo – Riz local : Sur la plaine rizicole de Boulbi

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Le Programme d’appui à la modernisation des exploitations agro-pastorales familiales (PAMEFA) – Volet production du riz a également transposé les mêmes activités à Zoungou, département situé dans la province du Ganzourgou. Tout comme dans les deux précédentes localités, l’accent a été mis sur la réhabilitation des périmètres rizicoles, l’intensification de la production, le renforcement des capacités organisationnelles des producteurs et des étuveuses.

La plaine rizicole de Zoungou est la seule parmi les trois à offrir deux récoltes par an aux 1.120 producteurs dont 600 femmes grâce au travail du PAMEFA. Si chez les producteurs de riz de Zoungou, le PAMEFA a réalisé plus de 400 mètres de canaux pour l’irrigation de la plaine, construit un magasin de 250 tonnes avec bien d’autres réalisations, chez les étuveuses, les femmes font grise mine. La décortiqueuse qu’elles utilisent est en panne depuis près de 6 mois.

Elles demandent par conséquent sa réparation et la construction de magasin. Pour les formations, les femmes de Zoungou sont déjà outillées sur le processus d’étuvage, la gestion des crédits, techniques de vente groupée, la prospection de marché, etc.

Ignace Ismaël NABOLE

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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