Bénin : Pétrolin et Bolloré n’ont pas encore fini avec la justice

La Cour suprême béninoise a débouté, le vendredi 29 septembre 2017, le groupe français Bolloré et l’Etat béninois qui s’étaient pourvus en cassation suite à la décision de la cour d’appel de Cotonou rendue en 2015 et qui donnait le droit au groupe béninois Pétrolin pour la construction et la gestion du réseau ferroviaire entre le Bénin et le Niger.

Ce projet ferroviaire au centre du différend qui oppose le groupe Petrolin de l’homme d’affaires béninois, Samuel Dossou, à la multinationale française, Bolloré, devrait relier le Bénin, le Niger, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

A en croire Me Cyril Djikiui, l’avocat de l’entrepreneur béninois, il s’apprêterait à saisir une nouvelle fois la justice afin de liquider les astreintes  fixées par la Cour d’appel de Cotonou en 2015 et qui avait condamné Bolloré et sa filiale Benirail pour voie de fait, lui interdisant tous travaux dans la gare et sur la voie ferrée sous peine de lui verser le montant de 100 millions de francs CFA par jour (de résistance).

Benirail, détenue à 80% par Bolloré, à 10% par l’Etat béninois et à 10% par l’Etat nigérien, n’aurait pas, selon l’avocat, arrêté la poursuite des travaux sur le site; ce que l’entreprise conteste. Bolloré s’apprêterait à saisir une cour d’arbitrage internationale qui est une voie de recours dans le droit des investissements internationaux.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                      Burkina24

Source: rfi



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