Barrières linguistiques : Ils les brisent pour « mieux communiquer »

42 étudiants de nationalité burkinabè, américaine, malgache, suisse, togolaise, taiwanaise, coréenne ont reçu leurs Diplômes d’études en langue française (DELF) et Diplômes approfondis de langue française (DALF) attestant de leur niveau ce vendredi 13 octobre 2017  au Centre culturel français de Ouagadougou. 

Burkinabè, Boukari Ouédraogo a fait ses études (franco-arabes) en Egypte. Il parle de ce fait arabe mais aussi turc. Pendant six mois, il a pris des cours de langue à l’institut français de Ouagadougou. La raison : « ma langue française n’a pas été comme je souhaitais ». Pour améliorer cela, il a décidé de s’y « inscrire pour pouvoir parfaire cette langue ». Muni de son diplôme, il pense maintenant à ce qu’il peut accomplir. « Je pourrais dire que je parle parfaitement trois langues, ce qui peut m’être utile au niveau de ma sphère de travail », a-t-il soufflé.

Chiara Kelsey Edah vient du Togo. « Je me sens très fière de moi-même et de mes accomplissements », a-t-elle articulé. A présent, confiante avec son diplôme de langue en main, elle est espère que « ça va faciliter » ses études à l’université aux Etats-Unis.

Le diplôme pour Miaw Wei Ham « c’est nécessaire ». Ce Taiwanais travaille pour le projet riz pluvial auprès de l’ambassade de Chine Taiwan. Parce qu’il doit communiquer avec les paysans, les fonctionnaires burkinabè, il a décidé de s’inscrire pour apprendre le français. Sa compatriote Juihan Chiang est la directrice du centre de promotion de la langue chinoise. Elle aussi veut briser les barrières linguistiques.

Les deux Taiwanais vivant au Burkina et désireux de briser les barrières linguistiques

Au cours de l’apprentissage, elle a été marquée par la grammaire française qui, dit-elle, est « très différente » de la langue chinoise. Et pour cause, explique-t-elle, « en chinois, il n’y a pas de conjugaison, il n’y a pas masculin-féminin ». Ce qui constitue des difficultés pour elle et son compatriote.

La particularité du centre de cours de langue française à l’institut français, c’est aussi la nationalité de celle qui est responsable du centre d’apprentissage. Son nom : Chiara Sponga. Avant de diriger le centre, elle est passée par la même étape que les apprenants. « J’ai dû passer le DALF C1 et C2, parce que je suis italienne », a-t-elle confié. Au centre de langue, il y a 6 niveaux qui vont du A1, le plus élémentaire au C2 qui représente un niveau de maîtrise de la langue. « Ce sont des diplômes valables à vie et reconnus dans le monde entier », précise-t-elle.

Pour l’ambassadeur français Xavier Lapeyre de Cabanes, « ému », « c’est un grand honneur »  de voir que « des étrangers maîtrisent à la perfection la langue française ». Il n’a pas manqué de relever la présence de Burkinabè parmi les apprenants. Pour autant, « il ne faut pas oublier quand on est Français, a-t-il relevé, que pour un Burkinabè, la langue française, ce n’est pas sa langue maternelle ». Même pas parce qu’ils la parlent « aussi bien » que lui.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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