Contrôle citoyen: A l’école pour mieux “veiller à ce que l’argent public soit bien géré »

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Des journalistes ont été formés sur le contrôle citoyen de la bonne gestion des deniers publics. 

L’optimisation de la mobilisation des ressources internes et la veille citoyenne pour une bonne gestion des deniers publics sont au cœur du projet piloté par le ministère de l’économie et des finances et mis en œuvre par l’Association des journalistes du Burkina (AJB). Dénommé Projet de gouvernance économique et participation citoyenne, il est financé par la Banque mondiale. L’association est en charge du volet formation des hommes et femmes de médias.

Avant cette étape de Koudougou, plus de la majorité des participants avaient déjà pris part à la formation sur le budget de l’Etat dans la capitale économique Bobo-Dioulasso. C’est donc une continuité. Boukari Ouoba, le secrétaire général de l’AJB déplore le pourcentage des apports extérieurs dans le processus de financement des programmes de développement du pays. Des apports qui continuent d’exister à un moment où « nos pays sont financés essentiellement par des prêts » et au moment où  il est de plus en plus question « d’économie d’indépendance ». Face à cette situation, a-t-il relevé, « nous devons accroître nos capacités personnelles internes à mobiliser des ressources ».  Il suffit pour cela de s’appuyer sur le « potentiel qui existe » pour arriver à inverser la tendance.

Boukari Ouoba, secrétaire général de l’Association des journalistes du Burkina (AJB)

« Suivre l’action publique et veiller à ce que l’argent public soit bien géré »

Et c’est là qu’intervient le volet contrôle citoyen du programme axé sur le domaine de la santé en raison des « importants » fonds qui y sont injectés avec au finish « des résultats insuffisants et nettement disproportionnés par rapport aux fonds investis ». En témoignent les malversations qui ont été  constatées dans la mise en œuvre des programmes sanitaires comme celui du Programme national de développement sanitaire (PNDS).

Pour toutes ces raisons, conclut le secrétaire général de l’AJB, à côté de la mobilisation des ressources, veiller à leur bonne gestion  est une suite logique. Et pour cause, dit-il, avec un budget qui se chiffre à 2000 milliards de F CFA, même si on arrivait à mobiliser à l’interne les 2000 milliards, et qu’on ne les gère pas bien, l’on se retrouvera après avec des réalisations qui sont en deçà de 2000 milliards. Et c’est là qu’interviennent les journalistes qui doivent « suivre l’action publique et veiller à ce que l’argent public soit bien géré ».

Tout comme Boukari Ouoba qui qualifie de « très vivants, très participatifs », après avoir passé cinq (05) jour avec les 48 hommes et femmes de médias, Yoropo Abdoul Dembélé, formateur, l’enseignant à l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) s’est dit « extrêmement satisfait » après avoir senti que les participants l’étaient également en raison du contenu des échanges.

Aux journalistes, « maillon essentiel pour informer, former les populations sur tout ce qui se passe dans un Etat », l’enseignant a traité du lundi 23 au vendredi 27 octobre 2017 des concepts, des mécanismes légaux de l’exercice du contrôle citoyen, de son utilité, des outils, moyens et champs d’action. En raison du rôle qui est le leurn a déclaré Yoropo Abdoul Dembélé, il est important pour eux de « mener correctement » leur travail d afin de pouvoir « exercer correctement » leur rôle de formateur, d’information du citoyen.

Les journalistes à l’école pour apprendre à maîtriser les contours du contrôle citoyen.

Du respect du cadre législatif lors de l’exercice du contrôle citoyen

Le contrôle citoyen, a défini le formateur, c’est un moyen à la disposition du citoyen et qui lui permet de demander aux autorités, (qui ont le devoir de mettre en œuvre, un certain nombre de politiques de développement économique et social au bénéfice des populations) de rendre compte de leur gestion.

Et aujourd’hui, constate l’enseignant, le contrôle citoyen est en train de prendre un bon pas et les citoyens s’intéressent de plus en plus à la gestion de l’Etat. Cependant, relève-t-il, l’exercice ne s’est pas toujours déroulé conformément au cadre législatif. En effet, « lorsqu’on regarde dans notre pays, déplore Yoropo Abdoul Dembélé, on voit des actes qui sont posés qui ressemblent plutôt à des actes d’incivisme ».

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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