Bertrand Traoré : « Je ne suis pas un joueur qui tergiverse trop dans sa tête»

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L’international burkinabè Bertrand Traoré, dans une interview parue dans le magazine Onze Mondiale, a dévoilé certaines facettes de son style de jeu et de sa personnalité. Dans cette interview, le sociétaire de l’olympique Lyonnais explique que son modèle en football est son grand frère.

S’il rate une occasion : « Sur le coup, je suis énervé et déçu. Mais voilà, c’est comme ça. Il ne faut pas rester sur cette déception. Il faut rapidement se remettre dans le match et penser aux prochaines parce qu’il y en aura d’autres. Je ne suis pas un joueur qui tergiverse trop dans sa tête. Quand je me loupe, je me dis : « Mais pourquoi j’ai fait ça ? ». Après, je me remets direct dans mon match. Il faut toujours rester concentré et ne pas se disperser ».

Son modèle : « Mon grand frère ! Je le regardais tout le temps, je suivais tous ses matchs, je le suivais partout. Il m’a énormément inspiré. Je n’avais que lui comme exemple. Je voulais tout le temps le copier (sourire). Après, j’aimais bien aussi Ronaldinho et Robinho. Mais mon frère, ce n’était pas pareil. Il était juste à côté de moi. Je voulais suivre ses pas (rires) ».

Les conseils de sa mère : « Je me rappelle un jour, on avait fait un tournoi. Et j’avais raté un penalty en finale. Ce jour-là, elle n’était pas contente. Quand je suis rentré à la maison, elle m’a dit : « Alain n’a jamais raté un penalty, tu n’as pas le droit de rater un penalty (rires). J’avais répondu : « À partir d’aujourd’hui, je ne vais plus rater un penalty, tu vas voir».

Casser les reins de ses adversaires : « Non, je n’aime pas ça. Je ne suis pas dans la provocation, je suis dans l’efficacité. Je respecte toujours mon adversaire. Par exemple, ce n’est pas parce qu’on gagne 3-0 que je vais me permettre de faire des choses inutiles. Moi, mon jeu est comme ça. Souvent les gens pensent que je ne respecte pas ou que je ne joue pas sérieux sur le terrain mais c’est ma manière d’être, ma manière de jouer ».

Sa personnalité : « Oui, j’ai toujours été considéré comme le « petit ». Mais là, je sens que ça a changé. Avant, quand j’allais en sélection, j’étais le plus jeune du groupe. Mais là, des jeunes commencent à arriver. Je sens que je prends de l’âge (rires). À Chelsea, par exemple, toute l’année, j’allais au milieu pour le toro car j’étais le plus petit. Maintenant, c’est fini. Ce sont les jeunes qui arrivent qui vont au milieu. Je ne suis plus le premier à être au milieu lors des toros ».

Emerveiller la Ligue 1 : « Oui, j’ai vu. (Il bafouille). J’espère que je ne vais pas faire mentir Paulo Duarte. Il a tellement dit du bien de moi. Voilà, c’est mon coach. Il me connaît depuis que je suis en cadet, il me connaît bien. Lorsqu’il est revenu, on a longtemps discuté. On était content de son retour en sélection du Burkina. On travaille bien ensemble ».

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24

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