Zimbabwe: Robert Mugabe refuse de démissionner dans son allocution

 Au cours de cette allocution tant attendue ce dimanche 19 novembre au soir, quelques heures après son limogeage à la tête du parti au pouvoir, la Zanu-PF, le président zimbabwéen Robert Mugabe a déjoué les pronostics en se gardant de démissionner, programmant d’ailleurs pour le mois de décembre 2017, le congrès de son parti.

Alors que l’opinion s’attendait à ce qu’il rende le tablier, il s’est montré combatif et s’est dit encore bon pour le service annonçant d’ailleurs un congrès imminent au sein de la Zanu-PF, sa formation politique dont il a été éjecté de la présidence ce même jour. « Le congrès doit se tenir dans les prochaines semaines. J’en présiderai les débats », a-t-il projeté.

Selon Robert Mugabe, l’irruption de l’armée sur la scène politique en le plaçant en résidence surveillée ne saurait remettre en cause son statut et ses attributs de chef de l’Etat et commandant en chef des forces armées. « L’opération à laquelle j’ai échappé (…) n’a pas remis en cause mon autorité en tant que chef de l’Etat et commandant en chef de l’armée », a-t-il dit avec  à ses côtés de plusieurs hauts responsables militaires.

Visiblement déçus et exaspérés par l’intransigeance de Robert Mugabe après son discours, les « War Vets », les anciens combattants de la guerre d’indépendance, ont appelé les Zimbabwéens à manifester. Chris Mutsvangwa, le chef de la puissante association de vétérans a confié que  «ce discours était totalement déconnecté de la réalité. Nous soutiendrons toute procédure de destitution et appelons à manifester mercredi », a-t-il  déclaré.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                      Burkina24                             

Source: RFI



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