NEOVAC: Prévenir l’hépatite B par la vaccination dès les premiers instants de vie

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Avec toujours « pas mal de naissances qui se passent dans nos maisons », comment parvenir à vacciner les nouveaux-né dans les premières 24 heures de leur vie pour les prévenir de l’hépatite B conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ?  De concert avec le ministère de la santé, l’Institut Pasteur et l’Agence de médecine préventive (AMP) réfléchissent à la meilleure option pour y arriver

« Il n’est point nécessaire de démonter l’importance de la rencontre du projet NEOVAC (Vaccination néonatale contre l’hépatite B en Afrique)», commente le Dr Essoh Alima, directrice régionale de l’Agence de médecine préventive (AMP). Elle en veut pour preuve l’estimation des 65 millions de porteurs chroniques du virus de l’hépatite B qui vivent en Afrique. Un avis que partage le Dr Ouattara Seydou, directeur régional de la santé des Hauts-bassins, représentant le chef du département à la rencontre.

 Il ressort selon les observations faites par l’agence, que trois quart des porteurs chroniques, les gens qui gardent le virus pendant longtemps, ont été contaminés très tôt dans l’enfance d’où l’intérêt de les vacciner, de prévenir la maladie dès le début de leurs heures de vie. Après la première phase de mise en œuvre dans le district sanitaire de Dafra à Bobo-Dioulasso, le comité de pilotage du projet financé par la Fondation Total et l’IPP a opté de tenir sa deuxième réunion ce 20 novembre à Ouagadougou pour identifier les perspectives et prochaines étapes.

Toutes les femmes enceintes n’accouchent pas dans un centre de santé. Or le projet vise à vacciner les nouveaux-né dès les premières 24 heures de leur vie. Au cours de la rencontre de Ouagadougou, les réflexions porteront sur les mécanismes à mettre en œuvre pour que les enfants puissent bénéficier de ce vaccin. « On n’a pas mal de naissances qui se passent dans nos maisons », relève Dr Essoh. L’enjeu, poursuit-elle, c’est comment les capter rapidement pour les vacciner.

Pour y répondre, médecins, épidémiologistes, sociologues et anthropologues ont été conviés pour prendre part à la rencontre  pour aider à comprendre comment fonctionne les gens, quels sont les circuits de décisions dans la communauté pour pouvoir impliquer tous les acteurs autour de cette problématique. Dr Ouattara Seydou a sa petite idée.

Elle vient en complément à la vaccination qui se passe dans les centres de santé et aux « stratégies avancées » qui consistent à envoyer les agents de santé vers les communautés pour pouvoir les vacciner. Le but étant de vacciner les nouveaux-nés dans les premières 24 heures, il fonde l’espoir que la « dynamique de renforcement des infrastructures sanitaires afin que les formations sanitaires soient le plus proches des populations » pourra permettre de prévenir cette maladie sont les bienvenues. Car les conséquences (cas de décès et de cancers, du foie qui sont dues à cette maladie) sont bien connues.

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