Voici pourquoi Simon Compaoré « aime le système américain »

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En attendant « qu’un jour, on puisse faire bouger les lignes pour amener tout le monde vers le haut, pas vers le bas », en revoyant le système de rémunération, Simon Compaoré estime que « ceux qui bossent beaucoup devaient gagner beaucoup » et « ceux qui sont fainéants devaient gagner peu ». C’était lors d’une remise de motocyclettes ce mardi 21 novembre à l’Office national d’identification (ONI) aux agents collecteurs photographes (ACP) de l’agence gouvernementale.  

« Franchement, il y a lieu d’être content. Nous aussi nous sommes en train de rentrer petit à petit dans la modernité », s’émerveille le ministre de la sécurité face aux agents de l’ONI, qu’il a eu l’occasion de passer voir pendant qu’ils travaillaient. Grâce à eux, des étapes sont sur le point d’être franchies dont « très bientôt le passeport biométrique à puce » qui est « un plus » «dans un cadre ambiant d’insécurité» en ce qu’elles permettront selon les prévisions d’ici le premier trimestre de l’année 2018, d’avoir ces nouveaux passeports.

Une fois les ambitions atteintes, cela va « permettre de nous faire désirer et nous faire visiter », avec « très certainement des gens qui n’ont pas atteint notre niveau (et) qui vont venir voir comment l’ONI Burkina travaille ».

« Continuez à être performants », s’est-il adressé aux agents de l’office. A l’écouter au fil de son intervention, son encouragement à leur endroit cache autre chose. Cette chose, c’est le degré d’investissement des agents de l’Etat dans leur travail qu’il espère voir engagés « à faire comme » eux. « Dans la plupart des administrations, déplore le ministre d’Etat, on n’a pas la possibilité de mesurer la part contributive des agents ». Ce qui n’empêche qu’ « il y en a qui bossent beaucoup » avec à côté  des « fainéants », a qualifié Simon Compaoré avant de placer un « excusez-moi du terme » et d’ajouter : « il faut appeler un chat, un chat ».

Face à ce constat, il souhaite l’instauration d’un autre modèle de rémunération basé uniquement sur le mérite. « Pour moi, ceux qui bossent beaucoup, ils devaient gagner beaucoup. Ceux qui sont fainéants devaient gagner peu ». Pour lui, c’est tout aussi « clair ». « C’est pour cela, j’aime le système américain. C’est au rendement », envie Simon Compaoré.

Avec ce système, développe-t-il, quand vous êtes bons, on sent que vous êtes bons sur tous les niveaux. Et cela ne se passe « pas seulement au niveau boulot mais au niveau de la récompense », a-t-il poursuivi. De l’autre, il y a le système français qui est le « salariat » avec à la fin du mois « ton salaire »  que « nous avons adopté ». Le résultat au finish : « Tu bosses beaucoup, tu bosses peu, vous avez le même salaire ».

Pour le ministre d’Etat, « ce n’est normal » et cela, « il va falloir qu’un jour, on puisse faire bouger les lignes pour amener tout le monde vers le haut, pas vers le bas », envisage Simon Compaoré. Ajoutant une petite dose d’humour, le ministre d’Etat évoque son statut de « retraité » « libre » qu’« on ne peut plus sanctionner » et sur lequel « l’administration n’a plus pion » parce qu’il est « déjà out ». Son poste de ministre qu’il occupe ? « C’est momentané ».

Oui Koueta

Burkina24



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